EolJoux et le WWF trouvent un terrain d’entente


Après de longues discussions, le WWF et les partenaires du projet EolJoux sont parvenus à un accord qui permettra à la vallée de Joux de déployer une politique énergétique durable, combinant un approvisionnement électrique produit par 7 éoliennes et la mise en œuvre d’un programme d’économies d’énergie. L’ONG ne s’opposera donc pas au projet EolJoux et les promoteurs investiront immédiatement dans des mesures concrètes d’efficacité énergétique.

Le WWF Suisse et sa section vaudoise, la Société électrique de la Vallée de Joux (SEVJ) et la Municipalité du Chenit ont trouvé un terrain d’entente pour que projet de parc éolien régional puisse voir le jour. Cet accord est le résultat d’une pesée d’intérêts: «Pour le WWF, il était important que la production d’énergie renouvelable ne se fasse pas au détriment de valeurs naturelles, ce qui est le cas pour le projet EolJoux. Le fait que le projet soit porté par la communauté locale est également un facteur positif», souligne Serge Ansermet, secrétaire régional du WWF Vaud

Le WWF ne s’opposera donc ni au plan partiel d’affectation ni au permis de construire du parc éolien EolJoux. Il n’interviendra pas non plus par des voies juridiques contre la modification du périmètre du site IFP de la Vallée de Joux, mais il reste toutefois libre de prendre position sur ce point dans le cadre d’une éventuelle consultation fédérale.

De leur côté, les partenaires s’engagent à mettre en place un concept énergétique communal pour Le Chenit (commune territoriale du parc éolien) dans un délai de trois ans dès l’obtention du permis de construire. Ils débuteront sans délai l’étude et la réalisation du projet d’économies d’énergie dans le Centre sportif de la Vallée de Joux. Un investissement de quelque 350’000 francs est prévu pour des économies d’énergie estimées à 1 million de kWh.

«La productivité des éoliennes sera supérieure à la consommation régionale, industrie comprise», relève Alain Bourqui, Directeur général de la SEVJ. Laurent Reymondin, conseiller municipal au Chenit et Président de la SEVJ, se plait à noter que les infrastructures et le réseau routier existants ne demanderont que de faibles adaptations.

Pour les parties concernées, l’accord reflète non seulement l’ouverture du WWF à des solutions permettant à la Suisse de sortir du nucléaire sans avoir recours aux combustible fossiles, mais aussi la volonté de la population combière à s’assumer localement et proposer des alternatives aux énergies polluantes. Néanmoins, même si l’accord est assorti d’une compensation bien supérieure du périmètre soustrait à l’IFP, le WWF ne donne pas de chèque en blanc pour d’autres atteintes à des sites paysagers d’importance nationale. «Nous continuons à examiner les projets par rapport à leur impact sur la biodiversité et nous restons fermes sur les zones de protection de la nature», affirme Catherine Martinson, membre de la direction du WWF Suisse.

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