Lettre ouverte de 33 citoyen-nes au président d’EDF

Suite à l’appel de 33 élu-es réclamant l’implantation d’un nouveau réacteur nucléaire EPR sur le site atomique du Tricastin, 33 citoyen-nes responsables associatifs et simples habitants de la Drôme, du Gard, du Vaucluse, d’Ardèche viennent de co-signer une lettre au président d’EDF. Des habitants du sud au Nord de ces départements, de l’arrière-pays et des villages comme des villes.

Un courrier dans lequel sont rappelés les dangers, risques permanents et atteintes sanitaires et environnementales que ces départements subissent du fait de l’industrie nucléaire depuis 40 ans et l’impossibilité et leur refus que soit implanté un quelconque réacteur atomique alors qu’il s’agit de tourner définitivement la page du nucléaire.

Ces citoyen-nes rappellent dans cette lettre tous les méfaits du site atomique du Tricastin et de ces déjà délabrés quatre réacteurs de plus de 40 ans de vétusté qui ont totalisé plus de 1000 incidents et arrêts d’urgence dont certains précurseurs d’une catastrophe évitée de justesse.

La réserve foncière de 135 hectares constituée par EDF devrait servir au développement des énergies alternatives à non-risques d’autant que la digue du canal de Donzère-Mondragon n’est pas de nature à protéger l’ensemble du site qui se trouve en contre-bas à 10 m sous le niveau de l’eau et bien que renforcée en deux endroits (après la décision de l’ASN de mettre à l’arrêt l’ensemble de la centrale nucléaire) ne pourra jamais être aux normes de robustesse « post-Fukushima ».

Autre argument de poids, les 33 citoyen-nes rappellent que plus de 41 000 habitants et riverains ont signé une pétition dont une de 7 000 signatures remise au Conseil général de Vaucluse exigeant la fermeture du site atomique du Tricastin.

Un projet d’implantation de nouveau réacteur serait une véritable provocation qui ne manquerait pas d’avoir des conséquences sur la paix publique.

Les 33 citoyen-nes insistent auprès du patron d’EDF pour que, si elle veut survivre, l’entreprise accompagne la transition énergétique, la rénovation des bâtiments, le repositionnement du site sans nucléaire qui donnerait du travail à des milliers de salariés ce qui serait une compensation concrète à l’arrêt des réacteurs délabrés du Tricastin.

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