« Le PER doit séduire plus d’épargnants ! »

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Lancé à la fin de l’année 2019, dans le cadre de la loi PACTE, et destiné à remplacer progressivement tous les autres plans d’épargne retraite (le PERP et le contrat Madelin ne seront plus proposés à partir du 1er octobre 2020), le Plan Epargne Retraite individuel a été présenté comme LA solution retraite universelle.

« Il est même présenté, par certains professionnels, note Philippe Lauzeral, Président de Stellium Invest, comme le produit destiné à concurrencer l’assurance-vie dans la stratégie patrimoniale « préparation de la retraite » des Français. En réalité, pourquoi choisir ? L’un n’empêche pas l’autre, et il est certain que se contenter d’un contrat d’assurance-vie alors que ce nouveau produit présente également bien des avantages serait dommage… »

Force est de constater, en tout cas, que les deux produits se ressemblent sur certains points.

Les multiples atouts du PER…

– Souplesse.

Le PER est aussi souple qu’un contrat d’assurance-vie dans ses process d’ouverture et de versement (programmés ou pas) ;

Il permet au souscripteur d’y transférer une épargne accumulée sur un Perp ou un contrat Madelin. De même, les droits du PER lui-même sont transférables vers d’autres PER ;

L’ensemble de l’épargne acquise capitalisée sur le contrat peut être récupéré à 100 % en capital (rachat total ou fractionné) au moment de la retraite ;

Il existe des possibilités de débloquer des fonds de manière anticipée : pour l’acquisition de sa résidence principale, par exemple.

– Diversité d’actifs.

Ce produit de capitalisation donne accès, comme un contrat d’assurance-vie, à une large gamme d’OPCVM et à des offres de gestion pilotées qui correspondent parfaitement aux profils des investisseurs, et à leurs âges.

– Fiscalité attractive

Les versements volontaires sont 100 % déductibles, dans la limite des plafonds retraite ;

Les contribuables les plus aisés ne sont taxés sur les plus-values qu’à hauteur de 30 %, grâce à la flat tax ;

« Le PER se distingue ainsi comme la solution de défiscalisation la plus incitative, hors plafonnement des niches fiscales, indique Philippe Lauzeral, DG de Stellium. Il représente un formidable outil pour réduire sa facture fiscale, tout en se constituant de l’épargne et en préparant sa retraite. »

… pour un inconvénient qui peut être amoindri

Pour être totalement transparents, abordons maintenant la principale critique dont fait l’objet le PER.

Ce reproche concerne sa fiscalité à la sortie, puisque l’épargnant sera taxé sur les sommes versées, celles-là mêmes qui lui ont fait bénéficier d’un avantage fiscal. En d’autres termes l’Etat reprendra demain ce qu’il a donné aujourd’hui.

 Deux remarques à ce propos :

–        Le taux marginal d’imposition (TMI) de demain ne sera peut-être pas le même que celui d’aujourd’hui. Avec un taux de remplacement moyen de l’ordre de 65 %, les revenus à la retraite sont inférieurs à ceux perçus en fin de carrière. Un élément qui peut avoir pour effet de minorer le taux d’imposition à la retraite. Ainsi, un épargnant peut avoir bénéficié d’une économie d’impôt sur la base d’un TMI à 41 % au moment des versements sur son PER, et n’être taxé, lors de la liquidation de son PER, qu’à un taux de 30 %. Gain à la sortie : 11 %

–        « L’autre effet de levier est que l’épargnant peut faire fructifier le montant de son économie d’impôt, indique Frédéric Augusto DG de Stellium Placement.  Le cadeau fiscal consenti aujourd’hui par l’Etat peut, en effet, être placé et produire des intérêts jusqu’à la retraite, pendant 10, 15 ou 20 ans. En clair, votre économie d’impôt travaille et capitalise pour votre retraite ! Et plus longtemps cette économie d’impôt capitalise, plus le levier du PER est attractif. »

Exemple : Un épargnant au TMI de 41 % effectue un versement de 50.000 € sur un PER. Son économie d’impôt annuelle va atteindre 20.500 €. Avec un rendement moyen de 3 % net / an, ces 50.000 € seront devenus 90.000 €, 20 ans plus tard, soit 40.000 € d’intérêts générés. Lors de la liquidation de son PER, cet épargnant sera fiscalisé selon son TMI, soit 20.500 € d’impôt si l’on considère que ce taux n’a pas changé, voire moins si son TMI a diminué du fait de sa baisse de revenus à la retraite et si les rachats du PER se font progressivement de façon à ne pas impacter son TMI lors de la liquidation. Pour autant, l’économie d’impôt réalisée lors du versement aura tout de même produit près de 17.000 € d’intérêts pendant 20 ans. Une opération positive donc.