L’ASN mise en demeure par les antinucléaires de Vaucluse de fermer définitivement la centrale atomique du Tricastin

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Le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) vient d’adresser une “mise en demeure” officielle au Président de l’ASN pour qu’elle empêche le redémarrage des réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin.

Les quatre réacteurs nucléaires de la centrale sont arrêtés par décision de l’« Autorité de Sûreté Nucléaire » depuis le 27 septembre 2017 pour cause de risque sismique et tsunami.

L’IRSN a aussi indiqué début octobre que trois réacteurs sur quatre du Tricastin (29 réacteurs nucléaires au total dont deux de Cruas) risquaient l’explosion par rupture de la tuyauterie des circuits d’alimentation en eau.

Le site internet de l’ASN recense aussi un nombre récurrents d’incidents sur la centrale du Tricastin.

Cette installation est à bout de souffle, c’est la plus vieille centrale atomique de France en activité. Elle est implantée sur une zone sismique, se trouve à 6 mètres sous le niveau d’eau du canal de Donzère Mondragon, qui possède des radiers/planchers-réacteurs faibles et évidemment irradiés, qui ne possède pas de « core catcher » et dont les enceintes béton sont fissurées et fuyardes. Elle repose sur des marnes, les locaux géotechniques sont en permanence inondés, particulièrement les réacteurs 1 et 3 où les professionnels du secteurs font part de leurs craintes face à un état de délabrement et de déliquescence avancés.

La poursuite du fonctionnement de la centrale atomique du Tricastin – fusse au prix d’investissements colossaux que l’exploitant n’est pas en mesure d’assurer ni de conduire à terme, s’il en commençait la réalisation – serait une mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

De part ses fonctions le Président de l’ASN engage sa responsabilité personnelle et professionnelle car légalement en mesure d’arrêter, pour des raisons de sûreté, tel ou tel réacteur, telle ou telle installation nucléaire.

Le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) met donc en demeure l’ASN de mettre en œuvre son pouvoir afin d’ordonner le non-redémarrage de la centrale atomique du Tricastin et la mise à l’arrêt définitif des quatre réacteurs du Tricastin.

Cette centrale nucléaire est une atteinte permanente à la santé et à la vie des habitants et des travailleurs, un danger inacceptable et inaccepté par la population : elle doit être fermée de toute urgence, inconditionnellement et définitivement.

Si dans un délai de 2 mois suivant la mise en demeure, la fermeture n’était pas effective une plainte contre l’ASN serait déposée devant le Procureur de la République pour «mise en danger délibérée de la vie d’autrui». D’autant plus si une catastrophe majeure survenait.