Crédit immobilier : Profiter de la stabilité… tant qu’il est encore temps !



La météo des taux de Cafpi donne un aperçu des nouveaux barèmes des banques reçus en septembre. Ces taux sont ceux qui seront proposés par Cafpi à sa clientèle en ce début de mois.

« Grâce au maintien des OAT à un niveau historiquement bas, une croissance modérée et une reprise qui continue à se faire attendre, les taux de crédit immobilier sont restés extrêmement attractifs cet été », commente Laurent Desmas, Président du Directoire de Cafpi.

Contexte maitrisé jusqu’à la fin de l’année

En ce mois de septembre, les taux restent à un niveau bas. « On constate peu de mouvements en cette rentrée, que ce soit à la hausse ou à la baisse », précise Philippe Taboret. Ainsi Cafpi a négocié pour ce mois-ci des taux atteignant 0,75% sur 10 ans, 0,95% sur 15 ans, 1,30% sur 20 ans et 1,30% sur 25 ans.

Mais si les OAT restent toujours aussi basses, le retour de l’inflation pourrait rapidement agir sur les taux en les faisant augmenter. « La révision de la croissance à la baisse, confirmée par l’INSEE le 29 août dernier, assure un maintien des taux bas pour les mois à venir, mais le retour de l’inflation pourrait accélérer les décisions de la BCE d’augmenter ses taux dès le début de 2019 », souligne-t-il.

La primo-accession toujours aussi forte

Face aux prix de l’immobilier qui restent très élevés, l’allongement de la durée des prêts au-delà de 20 ans se confirme. « On observe une présence encore très forte des primo-accédants dans notre clientèle », constate Philippe Taboret. Dans ces conditions, le maintien des taux bas, conjugué à l’envie de devenir propriétaire, permet aux primo-accédants de concrétiser leur projet, et ce, malgré les réductions des dispositifs publics d’aide (PTZ, APL Accession) prises par le gouvernement.

L’investissement locatif en chute

Les taux bas et les dispositifs d’aides à l’investissement locatif bénéficient toujours aux emprunteurs, mais jusqu’à quand ? Alors que le Projet de loi de finances approche et que la loi PACTE semble se dessiner, ces dispositifs pourraient à nouveau être remis en question, à l’image du Pinel, alors qu’ils permettent pourtant un soutien non négligeable à l’immobilier. « Ces incertitudes pèsent sur la construction. Pour preuve, la production de logements neufs est actuellement en berne et l’investissement locatif commence déjà à fortement reculer », explique Philippe Taboret. Lors du lancement du dispositif Pinel, les investisseurs représentaient 14% de la clientèle Cafpi. Aujourd’hui, ils ne représentent plus que 7% des dossiers traités. « Il faut profiter du dispositif Pinel aujourd’hui sous sa forme initiale et avant qu’il ne soit modifié », ajoute Philippe Taboret.

Eaux calmes avant la tempête ?

La situation actuelle laisse à penser que, jusqu’à la fin de l’année, la conjoncture sera encore favorable aux emprunteurs. « Une grande incertitude entoure cependant 2019 et attendre une éventuelle baisse des prix semble être un pari risqué », indique Philippe Taboret. « Aujourd’hui, les emprunteurs peuvent négocier leur taux de crédit immobilier, mais également leur assurance-emprunteur, autant d’éléments utiles pour profiter de la conjoncture actuelle dans les prochains mois », conclut-il.



Facebooktwitterlinkedin

Catégories :

Catégories