Lovely Bones, un thriller envoûtant de Peter Jackson


Lovely Bones, adaptation de La Nostalgie de l’Ange, le best-seller d’Alice Sebold paru aux éditions J’ai Lu, et vendu à plus de 3 millions d’exemplaires dans plus de 30 pays, trouve une résonance toute particulière à travers les images de l’incroyable réalisateur Peter Jackson. Après Le Seigneur des anneaux et King Kong, Peter Jackson réalise encore des prouesses visuelles avec cette création plus intimiste. Dans Lovely Bones, Susie Salmon, une jeune fille débordante de vie, est assassinée au moment même où elle découvre les premiers émois de l’amour. S’ensuit un suspense haletant pour découvrir l’auteur de ce meurtre abominable. Tandis que la famille de la jeune fille tente coûte que coûte de faire son deuil, l’adolescente se retrouve dans l’entre-deux mondes d’où elle observe le choc de sa disparition et la progression de l’enquête. Hantée par son meurtrier, Susie tente de guider son père vers la vérité…

LE CONTE FANTASTIQUE VU PAR PETER JACKSON : UN GRAND SEIGNEUR DU CINEMA

Après la trilogie fantastique du Seigneur des Anneaux, ou encore Bad Taste, le film d’horreur culte qui a propulsé sa carrière internationale, le réalisateur visionnaire Peter Jackson revient avec un thriller côtoyant l’extraordinaire. Il s’agit de la seconde incursion de Jackson après, Créatures Célestes, dans l’horreur du quotidien, ou quand la mort et l’adolescence s’entremêlent pour vous glacer le sang. C’est avec le même talent qu’il invite le spectateur à plonger dans l’émotion et l’onirique. Jackson démontre à nouveau avec Lovely Bones son génie pour donner vie aux univers improbables : il jongle sur les dimensions tantôt effrayantes, lorsqu’il aborde la mort et ce qui s’en suit, tantôt enivrantes lorsque l’au-delà réside uniquement dans la vision originale que s’en fait une enfant. Le réalisateur joue avec nos sens, donne à ce conte fantastique et intense une force visuelle et scénaristique inattendue comme lorsqu’il redonna vie à King Kong et son île mystérieuse. Il s’est d’ailleurs entouré pour cela des mêmes fidèles que ceux de la trilogie du Seigneur des Anneaux ou de King Kong, notamment sa femme Fran Walsh et Philippa Boyens, en tant que coscénaristes, et du studio d’effets spéciaux Weta Digital qu’il avait créé pour la production de la trilogie des Anneaux. Une équipe qui permet au film d’atteindre la même force évocatrice que les précédentes productions de ce groupe Néo-Zélandais à l’imaginaire débordant avant qu’ils ne se lancent sur leurs prochains projets très attendus Tintin : Le secret de la Licorne et Bilbo le Hobbit !

L’ENTRE DEUX MONDES ET AU-DELÀ

Peter Jackson a donné sa vision de la mort à plusieurs reprises et de manières diamétralement opposées dans ses différents films. Il s’agirait presque d’un fil conducteur dans sa carrière, et ce dès Bad Taste dans ce que la grande faucheuse peut avoir de plus démonstratif et grand-guignolesque, ou dans The Frighteners, prémices sur le ton de la comédie de ce qu’il allait réaliser presque 15 ans plus tard avec Lovely Bones. En effet, dans The Frigtheners, les âmes défuntes permettaient au héros interprété par Michael J. Fox de découvrir l’identité d’un serial killer. Nouvelle approche avec Créatures Célestes et ses adolescentes meurtrières. En prenant pour base le roman d’Alice Sebold, il renoue avec la même thématique sur un ton indéniablement plus sombre et, cette fois-ci, l’adolescente en question ne se trouve plus coupable mais victime. Incapable de dépasser son chagrin, sa famille s’attache à son souvenir tandis que l’adolescente à l’âme troublée et confuse refuse de quitter ce lieu qui lui laisse la possibilité de rester proche des siens et lui permet aussi de comprendre son propre décès. De l’entre deux mondes à la fois paradisiaque et infernal, enchanteur et effrayant, elle observe, elle se raccroche à la vie qui a quitté son corps, elle reste en contact avec ceux qu’elle a aimés telle une âme errante s’accrochant à tout prix à sa forme terrestre.

UN THRILLER DANS LES RÈGLES DE L’ART

C’est à un jeu de piste que les protagonistes des deux mondes se livrent, avec d’un côté une famille déchirée par la tristesse et le refus de faire le deuil, et de l’autre une jeune fille fauchée avant même d’avoir connu l’amour. Dès sa disparition, un véritable compte à rebours est amorcé. Depuis l’entre-deux-mondes, elle influence l’enquête afin de découvrir et comprendre pourquoi et surtout qui l’a tuée. Jackson joue avec les nerfs, suggère l’indicible, embrase notre propre révolte et notre soif de vengeance devant l’abominable. Un thriller d’orfèvre au milieu duquel se trouve l’image d’un monstre effrayant, le voisin au visage poupin interprété par le fabuleux et métamorphosé Stanley Tucci (Urgences, Les Sentiers de la perdition, Le Diable s’Habille en Prada). Personnage derrière lequel se cache un serial killer au-dessus de tout soupçon, tour à tour tranquille puis inquiétant, terrifiant voire insupportablement méprisable.

MARC WAHLBERG ET RACHEL WEISZ, DES PARENTS DANS LE CHAGRIN

Pour interpréter le père de cette famille déchirée par la douleur, le ténébreux Mark Wahlberg que l’on a pu voir dans les rôles titres de succès critiques tels que Les Infiltrés de Martin Scorsese, La Nuit nous appartient et The Yards de James Gray. Dans Max Payne, il interprétait déjà le rôle d’un père dévasté par la douleur après le meurtre de ses proches. Il est ici un homme qui se bat pour découvrir les raisons de la disparition de sa fille quitte à mettre en péril la stabilité fragilisée de sa famille. Il cherche des explications, des raisons, et dès lors perd son équilibre lorsque sa femme préfère partir pour se reconstruire et dépasser l’insurmontable. Une mère de famille qui a complètement perdu ses repères et qu’interprète avec justesse Rachel Weisz récemment vue dans Agora, mais aussi dans The Fountain, The Constant Gardener, Constantine ou encore La Momie et ses suites.
Les deux acteurs s’accordent parfaitement pour jouer ce couple tragiquement touché par la disparition de leur enfant qui les éloigne l’un de l’autre.

ENTRE AMOUR ET HAINE

C’est une histoire de meurtre mais aussi une histoire d’amour ; ce sont ses sentiments qui retiennent Susie dans l’entre-deux-mondes, que ce soit l’amour qu’elle ne connaîtra jamais auprès du jeune Ray ou celui qui la lie à sa famille, plus particulièrement son père submergé par le chagrin et le désir de vengeance. Quelque soit le sens, cet amour filial entrave plus qu’il ne libère, ne permettant à aucun des protagonistes, d’avancer et de faire leur deuil. C’est aussi l’amour de la sœur de Susie qui permettra de mettre à jour le véritable visage du serial killer. Cette jeune femme qui paraissait détachée de sa sœur se retrouve être finalement la seule à agir de manière objective, à courir derrière l’absence irrévocable pour finalement trouver le moyen de la dépasser, tandis que les parents sont piégés, tout comme le spectateur par moments, par la haine éprouvée pour celui – inconnu pour les protagonistes – qui a précipité cette famille dans l’horreur.
Dans cette tourmente de l’amour et de la haine, il est impossible de ne pas faire mention de l’amour impossible des deux jeunes adolescents, Susie et Ray, des sentiments qui lient à tout jamais cette jeune fille fantomatique et son premier et véritable amour, tout comme un autre couple, véritable phénomène du moment, Bella et Edward dans le succès du box-office et de la littérature, Twilight.

Aussi, au-delà du film et du livre qui l’inspire, c’est également l’amour de la vie qui a permis à l’auteur de dépasser sa propre histoire et d’écrire La Nostalgie de l’ange après qu’elle a elle-même subi une agression sexuelle durant son adolescence. Cette adaptation fidèle du roman de Alice Sebold par Peter Jackson, transcende les mots pour donner naissance à une histoire qui va bien au-delà de la vie, merveilleuse et tragique à la fois, et dans laquelle la vérité sera découverte au prix d’un suspens aussi angoissant que passionnant.

DES VISAGES SOMBRES ET LUMINEUX POUR UN FILM ENTRE OMBRE ET LUMIÈRE

Véritable performance d’acteur, saluée par des nominations aux plus prestigieuses remises de prix à travers le monde, des Golden Globes aux Oscars en passant par les BAFTA anglais, Stanley Tucci s’est vu également nominé par le très puissant Syndicat des Acteurs américains pour le rôle de George Harvey. Personnage tout en contraste et en noirceur face à celui de la jeune Susie dont Saoirse Ronan a su capter la lumière, lui permettant également de voir son talent reconnu par la remise du prix du très couru Choix des Critiques. Une confirmation après ces premiers prix remportés pour le film Reviens-Moi aux côtés de Keira Knightley (Pirates des CaraÏbes, Love Actually …) et James McAvoy (Wanted, Narnia, Le Dernier Roi d’Écosse …).
Ce casting ciselé est complété par la présence de Susan Sarandon (oscarisée pour La Dernière Marche) dont le charisme éclaire le film avec ce rôle de jeune grand-mère décomplexée, femme moderne, moins futile qu’elle ne le laisse croire, prête à tout pour redonner vie à sa famille.
C’est sans nul doute l’alchimie entre les acteurs qui a donné au film ses nombreuses nominations, sans oublier le travail de Peter Jackson et ses choix artistiques toujours à la hauteur des ambitions du réalisateur. Des qualités qu’on peut constater au travers des trois heures de bonus exceptionnels de l’édition Blu Ray, qui détaillent sur plusieurs semaines la réalisation de ce film et comment le talentueux réalisateur a posé sur pellicule sa vision fantastique et développer les multiples effets spéciaux.

The Lovely Bones
Sortie : 15 juin 2010

DVD : 19,99 €*
Langues : Français, Anglais
Son : Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, anglais, néerlandais

Blu-ray : 29,99 €*
Langues : Anglais, français
Son : Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, anglais, néerlandais
Plus de 3 heures de bonus
BONUS :
– Commentaires de Peter Jackson
– Les coulisses du tournage :
o semaine 1 à 8 : le tournage aux Etats-Unis
o semaine 9 à 13 : le tournage en Nouvelle-Zélande
o semaine 14 et 15 : les secrets des effets spéciaux

*Prix de vente conseillés.

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