{"id":54239,"date":"2020-04-01T08:48:04","date_gmt":"2020-04-01T08:48:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.agglotv.com\/?p=54239"},"modified":"2020-04-01T08:48:06","modified_gmt":"2020-04-01T08:48:06","slug":"covid-19-quelles-consequences-sur-le-marche-immobilier-des-bureaux-dile-de-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.agglotv.com\/?p=54239","title":{"rendered":"COVID-19 : quelles cons\u00e9quences sur le march\u00e9 immobilier des bureaux d\u2019Ile-de-France ?"},"content":{"rendered":"<p><strong><a href=\"https:\/\/www.agglotv.com\/wp-content\/up\/knightfrank.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-51966\" src=\"https:\/\/www.agglotv.com\/wp-content\/up\/knightfrank-300x127.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"127\" srcset=\"https:\/\/www.agglotv.com\/wp-content\/up\/knightfrank-300x127.jpg 300w, https:\/\/www.agglotv.com\/wp-content\/up\/knightfrank-768x325.jpg 768w, https:\/\/www.agglotv.com\/wp-content\/up\/knightfrank.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>BILAN DE L\u2019ACTIVITE LOCATIVE AU 1<sup>ER<\/sup>\u00a0TRIMESTRE 2020<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 465 000 m\u00b2 de bureaux ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en \u00cele-de-France au 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2020 contre 538 000 m\u00b2 sur l\u2019ensemble du 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2019 (- 14 %). Nul ne peut savoir quel aurait \u00e9t\u00e9 le niveau des volumes commercialis\u00e9s si la crise sanitaire n\u2019avait pas \u00e9clat\u00e9. Cela dit, la baisse du march\u00e9 locatif avait \u00e9t\u00e9 amorc\u00e9e avant la propagation du Covid-19, et ce d\u00e8s 2019. Comme celui du 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2020, le r\u00e9sultat du 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2019 \u00e9tait ainsi nettement inf\u00e9rieur \u00e0 celui des 1<sup>ers<\/sup>\u00a0trimestres 2017 (611 000 m\u00b2) et 2018 (747 000 m\u00b2).<\/p>\n\n\n<p>La baisse observ\u00e9e en 2019 s\u2019est donc accentu\u00e9e au d\u00e9but de 2020, en lien avec un nombre encore plus r\u00e9duit de transactions > 5 000 m\u00b2 (9 seulement en 2020 contre 21 au 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2018 et 14 au 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2019). Au 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2020, le volume des grandes transactions chute de 46 % sur un an et de 78 % par rapport au 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2018. Contrastant avec la forte baisse enregistr\u00e9e sur le <a href=\"https:\/\/www.anais-discount.com\/pistons-et-accessoires-segments-xsl-892_921_972_984.html\">segment<\/a> des grandes op\u00e9rations, celui des petites et moyennes transactions a plut\u00f4t bien r\u00e9sist\u00e9 avec un volume en l\u00e9ger retrait de 2 % d\u2019une ann\u00e9e sur l\u2019autre, confirmant que les fondamentaux du march\u00e9 francilien des bureaux \u00e9taient donc plut\u00f4t bons avant le d\u00e9but de la crise sanitaire. Toutefois, ce cr\u00e9neau pourrait \u00eatre plus impact\u00e9 que celui des grandes transactions en raison de l\u2019impact attendu du Covid-19 sur l\u2019activit\u00e9 des TPE et des PME.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019analyse de la demande plac\u00e9e par secteur g\u00e9ographique confirme la bonne r\u00e9sistance du march\u00e9 parisien. En d\u00e9pit d\u2019une offre disponible au plus bas, la demande plac\u00e9e de bureaux dans Paris intra-muros atteint un volume proche de celui de l\u2019an pass\u00e9 (un peu moins de 200 000 m\u00b2). Sa part est quasi identique \u00e0 celle enregistr\u00e9e il y a un an (pr\u00e8s de 40\u00a0% des surfaces commercialis\u00e9es en r\u00e9gion parisienne). \u00c0 La D\u00e9fense, la demande plac\u00e9e enregistre une hausse de 30 % sur un an. Les autres secteurs tertiaires de r\u00e9gion parisienne sont quasiment tous orient\u00e9s \u00e0 la baisse. Le recul est particuli\u00e8rement important dans le Croissant Ouest qui, plus encore que l\u2019an pass\u00e9, souffre du manque de grandes et tr\u00e8s grandes op\u00e9rations. Quant \u00e0 l\u2019analyse de la demande plac\u00e9e par secteur d\u2019activit\u00e9, elle est \u00e0 relativiser compte tenu du nombre limit\u00e9 de grandes transactions, qui explique notamment la baisse de la part des deux secteurs habituellement dominants\u00a0: l\u2019industrie-distribution et la banque-assurance. Les op\u00e9rateurs de coworking sont quant \u00e0 eux rest\u00e9s plut\u00f4t dynamiques, avec pr\u00e8s de 30 000 m\u00b2 lou\u00e9s depuis le d\u00e9but de 2020 contre 38 000 m\u00b2 au 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2019. Deux op\u00e9rateurs concentrent une large part des m\u00b2 de bureaux pris \u00e0 bail : Morning Coworking qui a lou\u00e9 6\u00a0000\u00a0m\u00b2 dans l\u2019\u00ab <a href=\"https:\/\/www.hotel-audotel.com\/\">H\u00f4tel<\/a> de la Marine \u00bb \u00e0 Paris, et Deskeo qui, apr\u00e8s avoir lou\u00e9 une trentaine de petites ou moyennes surfaces en 2019 en a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 pris \u00e0 bail une dizaine depuis janvier.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s son dernier point haut de 2015 (4,01 millions de m\u00b2), le volume de l\u2019offre imm\u00e9diate en r\u00e9gion parisienne n\u2019avait cess\u00e9 de diminuer pour atteindre 2,37 millions de m\u00b2 \u00e0 la fin de 2019. Selon nos premi\u00e8res estimations, le volume de l\u2019offre\u00a0est reparti \u00e0 la hausse au 1<sup>er<\/sup>\u00a0trimestre 2020. Avec un stock de bureaux imm\u00e9diatement disponibles estim\u00e9 \u00e0 2,9 millions de m\u00b2, celui-ci est stable sur un an mais progresse de 5\u00a0% en un trimestre. Le taux de vacance passe ainsi de 5 % \u00e0 la fin de 2019 \u00e0 5,3 % \u00e0 fin mars 2020. Dans le QCA, il reste inf\u00e9rieur \u00e0 2 %.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>COVID-19\u00a0: QUELLES CONSEQUENCES SUR LE MARCHE DES BUREAUX D\u2019ILE-DE-FRANCE\u00a0?<br><br>Activit\u00e9 locative\u00a0: une question de temps<br><br><\/strong>La mise en place de restrictions s\u00e9v\u00e8res destin\u00e9es \u00e0 contenir la pand\u00e9mie a bloqu\u00e9 le march\u00e9 des bureaux d\u2019Ile-de-France. Dans leur grande majorit\u00e9, les utilisateurs ont ajourn\u00e9 leurs d\u00e9cisions et remis \u00e0 plus tard la concr\u00e9tisation de leurs projets immobiliers. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une premi\u00e8re diff\u00e9rence avec la situation observ\u00e9e lors des pr\u00e9c\u00e9dentes crises, dont les effets n\u2019avaient pas men\u00e9 \u00e0 un arr\u00eat aussi brusque de l\u2019activit\u00e9. Sans certitude sur la dur\u00e9e de la p\u00e9riode de confinement, difficile de savoir quand elle red\u00e9marrera. De fait, apr\u00e8s la fin des mesures de restriction, il faudra du temps pour restaurer la confiance et redonner de la visibilit\u00e9 aux entreprises ce qui pourrait retarder d\u2019autant la reprise.<\/p>\n\n\n\n<p>La chute des volumes plac\u00e9s sera de toute \u00e9vidence importante en raison de l\u2019arr\u00eat de l\u2019activit\u00e9 et d\u2019une reprise qui, si l\u2019on reste optimiste, ne devrait survenir qu\u2019\u00e0 la fin du 2<sup>e<\/sup>&nbsp;trimestre. Avec un acquis de demande plac\u00e9e atteignant moins de 500 000 m\u00b2 au 1<sup>er<\/sup>&nbsp;trimestre, le volume consomm\u00e9 sur l\u2019ensemble de 2020 sera donc nettement inf\u00e9rieur \u00e0 la moyenne d\u00e9cennale en \u00cele-de-France (2,3 millions de m\u00b2) et, au mieux, proche des deux points bas des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies (1,48 million en 2002, 1,75 million en 2013). Le comportement des grands utilisateurs sera probablement d\u00e9cisif.&nbsp;Si la faiblesse du segment des grandes surfaces, observ\u00e9e depuis d\u00e9j\u00e0 quelques mois, s\u2019accentue, elle amplifiera la baisse des volumes commercialis\u00e9s. Si ce cr\u00e9neau de march\u00e9 r\u00e9siste, cela permettrait en revanche de soutenir l\u2019activit\u00e9. Cette hypoth\u00e8se, plut\u00f4t optimiste dans les conditions actuelles de march\u00e9, peut s\u2019appuyer sur plusieurs \u00e9l\u00e9ments. Ainsi, la puissance des grands groupes et la diversit\u00e9 des secteurs d\u2019activit\u00e9 pr\u00e9sents en r\u00e9gion parisienne a toujours assur\u00e9 au march\u00e9 des bureaux d\u2019Ile-de-France une certaine dynamique et des mouvements r\u00e9currents, m\u00eame en p\u00e9riode de crise. De fait, pour les grands groupes, crise \u00e9conomique, ralentissement de l\u2019activit\u00e9 et recherche d\u2019\u00e9conomies ne signifient pas n\u00e9cessairement absence de mouvements immobiliers. Apr\u00e8s avoir perdu un peu d\u2019importance au profit des probl\u00e9matiques d\u2019attraction des talents et de bien-\u00eatre des salari\u00e9s, les projets de rationalisation pourraient ainsi redevenir un moteur de l\u2019activit\u00e9 locative.<\/p>\n\n\n\n<p>Les grands utilisateurs d\u00e9sireux de rationaliser leur immobilier seront d\u2019autant plus enclin \u00e0 d\u00e9m\u00e9nager que l\u2019offre augmentera et que les loyers seront corrig\u00e9s \u00e0 la baisse. La conjoncture pourrait donc devenir plus favorable pour certains p\u00f4les de p\u00e9riph\u00e9rie, en particulier dans les secteurs traditionnels de report de l\u2019Ouest ou de la 1<sup>\u00e8re<\/sup>&nbsp;couronne (Saint-Ouen, Saint-Denis), bien reli\u00e9s aux transports et traditionnellement appr\u00e9ci\u00e9s des grands comptes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Relations bailleurs &#8211; locataires&nbsp;: r\u00e9\u00e9quilibrage attendu<br><br><\/strong>Selon l\u2019article 11 de la loi d\u2019urgence du 23 mars 2020, le gouvernement peut, par voie d&rsquo;ordonnance, reporter int\u00e9gralement ou \u00e9taler le paiement des loyers des micro-entreprises. Pour les autres, le sujet du paiement des loyers sera r\u00e9gl\u00e9 au cas par cas avec les bailleurs. La situation para\u00eet aujourd\u2019hui plus claire pour les commerces, dont l\u2019activit\u00e9 s\u2019est, hormis certains secteurs (alimentaire, etc.), subitement arr\u00eat\u00e9e du fait des fermetures li\u00e9es \u00e0 l\u2019urgence sanitaire. Tel n\u2019est pas le cas des bureaux&nbsp;: si la plupart des employ\u00e9s sont aujourd\u2019hui confin\u00e9s \u00e0 leur domicile, le travail \u00e0 distance permet d\u2019assurer la continuit\u00e9, au moins partielle, de l\u2019activit\u00e9. Au-del\u00e0 de la question de l\u2019am\u00e9nagement des loyers, la crise du Covid-19 permettra tr\u00e8s probablement un r\u00e9\u00e9quilibrage des relations entre bailleurs et locataires. Ce sont les premiers qui avaient jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent la main sur le march\u00e9 des bureaux d\u2019Ile-de-France, en particulier au sein des secteurs les plus tendus comme Paris. Ailleurs, l\u2019\u00e9volution de ces relations d\u00e9pendra en grande partie de l\u2019\u00e9tat des disponibilit\u00e9s et de l\u2019ampleur de la remont\u00e9e des taux de vacance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Offre future&nbsp;: entre suroffre et normalisation<br><br><\/strong>Plus d\u20191,5 million de m\u00b2 de bureaux \u00e9taient en cours de chantier en \u00cele-de-France au d\u00e9but de 2020. Ce niveau historiquement \u00e9lev\u00e9 laissait pr\u00e9sager, avant m\u00eame le d\u00e9but de la crise, une hausse g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019offre. Avec la crise, la remont\u00e9e des taux de vacance devrait s\u2019amplifier, m\u00eame si l\u2019arr\u00eat des chantiers li\u00e9 aux contraintes sanitaires aura pour effet de reporter la livraison des op\u00e9rations en cours et de d\u00e9caler d\u2019autant l\u2019arriv\u00e9e sur le march\u00e9 des nouvelles offres. Par ailleurs, la situation restera tr\u00e8s contrast\u00e9e selon les diff\u00e9rents p\u00f4les tertiaires franciliens. Dans Paris, la part \u00e9lev\u00e9e des pr\u00e9-commercialisations (59 % des m\u00b2 actuellement en chantier) devrait ainsi permettre de compenser la baisse de la demande et contenir la progression de la vacance. L\u2019augmentation de l\u2019offre devrait \u00eatre bien plus nette dans d\u2019autres secteurs, comme La D\u00e9fense et certains march\u00e9s de 1<sup>\u00e8re<\/sup>&nbsp;Couronne. A La D\u00e9fense, la remont\u00e9e de la vacance \u00e9tait attendue depuis plusieurs mois&nbsp;: 370 000 m\u00b2 de bureaux en chantier y sont disponibles, \u00e0 comparer \u00e0 une consommation moyenne de 95 000 m\u00b2 sur les cinq derni\u00e8res ann\u00e9es (surfaces &gt; 5 000 m\u00b2). Enfin, le d\u00e9s\u00e9quilibre devrait \u00e9galement s\u2019accentuer dans le Nord, o\u00f9 seuls 10 % des m\u00b2 en chantier ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9-lou\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Deux \u00e9l\u00e9ments pourraient contenir la hausse de l\u2019offre. Malgr\u00e9 une baisse g\u00e9n\u00e9rale de la demande, les secteurs les plus offreurs pourraient b\u00e9n\u00e9ficier du report de grands utilisateurs \u00e0 la recherche du meilleur rapport qualit\u00e9-prix. Surtout, le coup d\u2019arr\u00eat port\u00e9 \u00e0 l\u2019activit\u00e9 locative par la crise du Covid-19 devrait inciter les investisseurs \u00e0 reporter ou ajourner les op\u00e9rations qui \u00e9taient en attente de lancement, ce qui aura pour effet de limiter les livraisons potentiellement attendues en 2022 et au-del\u00e0, et d\u2019amoindrir la pression baissi\u00e8re sur les loyers. En plus de la suspension des chantiers, l\u2019ajournement de l\u2019instruction et de la d\u00e9livrance des autorisations d\u2019urbanisme aura \u00e9galement des cons\u00e9quences sur le planning des projets, le report du second tour des \u00e9lections municipales ajoutant aussi \u00e0 l\u2019incertitude. Enfin, les projets de transport vont prendre du retard, ce qui impactera les grands secteurs de d\u00e9veloppement du Grand Paris Express.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Valeurs locatives&nbsp;: fin de la croissance<br><br><\/strong>L\u2019\u00e9volution des valeurs locatives est sans aucun doute l\u2019une des plus grandes incertitudes du moment. En tout \u00e9tat de cause, le manque de visibilit\u00e9 demeurera tant que les mesures de restriction ne seront pas lev\u00e9es. Mais le flou pourrait se prolonger m\u00eame apr\u00e8s cela, favorisant ainsi l\u2019attentisme des utilisateurs et continuant de peser sur l\u2019activit\u00e9 locative. Comme pour l\u2019offre et l\u2019\u00e9volution des taux de vacance, la situation sera tr\u00e8s contrast\u00e9e selon les diff\u00e9rents march\u00e9s. Contrairement \u00e0 la plupart des grands p\u00f4les tertiaires franciliens, la correction des valeurs \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en \u0153uvre \u00e0 La D\u00e9fense avant que ne survienne la crise du Covid-19. La baisse pourrait d\u00e9sormais s\u2019accentuer en raison de la nette hausse des livraisons et des lib\u00e9rations. En revanche, la baisse pourrait \u00eatre limit\u00e9e \u00e0 Paris en raison du faible nombre d\u2019op\u00e9rations en chantier disponibles, d\u2019un socle d\u2019utilisateurs captifs dans des secteurs \u00e0 tr\u00e8s forte valeur ajout\u00e9e (luxe, conseil, finance, etc.) et de tendances structurelles favorables \u00e0 la capitale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Modes et espaces de travail&nbsp;: \u00e9volution plut\u00f4t que r\u00e9volution&nbsp;<br><br><\/strong>La crise sanitaire a bouscul\u00e9 les modes de travail avec l\u2019adoption g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e du t\u00e9l\u00e9travail. Les grandes gr\u00e8ves de d\u00e9cembre 2019 avaient \u00e0 cet \u00e9gard constitu\u00e9 un test \u00e0 grande \u00e9chelle. Une fois la crise pass\u00e9e, plus rien ne sera comme avant. Pour autant, la lame de fond cr\u00e9\u00e9e par la crise sanitaire ne remettra pas en question la pertinence des immeubles de bureaux. Bien au contraire, la p\u00e9riode de confinement convaincra les managers du bien-fond\u00e9 de ces espaces et de la n\u00e9cessit\u00e9 pour les collaborateurs de maintenir un contact physique. C\u2019est donc un sc\u00e9nario m\u00e9dian que nous privil\u00e9gions entre progression du t\u00e9l\u00e9travail d\u2019une part, et consolidation de la place des bureaux comme espaces de sociabilit\u00e9 favorisant le bien-\u00eatre, la productivit\u00e9 et l\u2019innovation des entreprises d\u2019autre part. Une parall\u00e8le peut \u00eatre fait avec les commerces&nbsp;: de m\u00eame que le boom du e-commerce a conduit nombre d\u2019enseignes \u00e0 r\u00e9duire leur r\u00e9seau de boutiques au profit des magasins les mieux plac\u00e9s pour optimiser l\u2019exp\u00e9rience client, certaines entreprises pourraient r\u00e9duire les surfaces qu\u2019elles occupent au profit de bureaux \u00ab&nbsp;<em>flagships<\/em>&nbsp;\u00bb, aux am\u00e9nagements plus soign\u00e9s et situ\u00e9s dans les quartiers les plus pris\u00e9s. Leur co\u00fbt plus \u00e9lev\u00e9 serait ainsi compens\u00e9 par la diminution des surfaces occup\u00e9es, mais aussi par les gains g\u00e9n\u00e9r\u00e9s en mati\u00e8re de r\u00e9tention des meilleurs profils, d\u2019am\u00e9lioration de l\u2019image de l\u2019entreprise, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, la crise sanitaire majeure qui frappe aujourd\u2019hui le monde pourrait se r\u00e9p\u00e9ter, et utilisateurs comme bailleurs seront plus attentifs \u00e0 la gestion des risques, qu\u2019ils soient sanitaires ou environnementaux. Dans ce contexte, la tendance des entreprises \u00e0 regrouper leurs effectifs au sein de grandes ou tr\u00e8s grandes surfaces pourrait-elle s\u2019inverser au profit de strat\u00e9gies multisites&nbsp;? Rien n\u2019est moins s\u00fbr, les utilisateurs continuant de privil\u00e9gier la collaboration entre \u00e9quipes tout en \u00e9tant plus attentifs \u00e0 la ma\u00eetrise des co\u00fbts immobiliers. En revanche, les espaces de travail \u00e9volueront pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 des collaborateurs et la continuit\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 en cas de nouveau choc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Zoom sur le coworking&nbsp;: dynamique frein\u00e9e<br><br><\/strong>La premi\u00e8re cons\u00e9quence \u00e9vidente du Covid-19 sera la diminution des surfaces prises \u00e0 bail par les op\u00e9rateurs de coworking. Un ralentissement \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 attendu avant le d\u00e9clenchement de la crise sanitaire en raison de l\u2019arr\u00eat de l\u2019expansion de WeWork, dont les prises \u00e0 bail avaient totalis\u00e9 50 000 m\u00b2 sur le seul 1<sup>er<\/sup>&nbsp;semestre 2019. Toutefois, la fin de la p\u00e9riode de confinement s\u2019accompagnera-t-elle d\u2019une reprise, m\u00eame moins marqu\u00e9e, de la croissance du coworking&nbsp;? Le mod\u00e8le pourrait de fait profiter du manque de visibilit\u00e9 des entreprises, qui auraient ainsi tendance \u00e0 recourir au coworking car plus r\u00e9ticents \u00e0 s\u2019engager sur des baux fermes. N\u00e9anmoins, le coworking pourrait p\u00e2tir des difficult\u00e9s \u00e9conomiques des entrepreneurs et des petites entreprises, socle traditionnel de leur activit\u00e9. Quant aux grands groupes, ils pourraient \u00eatre tent\u00e9s de rapatrier les \u00e9quipes install\u00e9es au sein d\u2019espaces de coworking pour all\u00e9ger leurs co\u00fbts immobiliers \u00e0 court terme et peut-\u00eatre pouvoir mieux contr\u00f4ler la s\u00e9curit\u00e9 de leurs collaborateurs tant que la crise sanitaire n\u2019aura pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement ma\u00eetris\u00e9e. S\u2019ajoute \u00e0 cela la probl\u00e9matique de la non-perception des loyers par les op\u00e9rateurs de coworking. Dans ce contexte, certains seraient contraints de mettre un terme aux n\u00e9gociations en cours, voire de lib\u00e9rer des surfaces. A plus long terme, nous privil\u00e9gions toutefois un sc\u00e9nario m\u00e9dian, entre poursuite du succ\u00e8s du coworking en raison de tendances structurellement favorables d\u2019une part, et concentration plus marqu\u00e9e du secteur au profit des op\u00e9rateurs les plus solides d\u2019autre part.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BILAN DE L\u2019ACTIVITE LOCATIVE AU 1ER\u00a0TRIMESTRE 2020 Pr\u00e8s de 465 000 m\u00b2 de bureaux ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en \u00cele-de-France au 1er\u00a0trimestre 2020 contre 538 000 m\u00b2 sur l\u2019ensemble du 1er\u00a0trimestre 2019 (- 14 %). Nul ne peut savoir quel aurait \u00e9t\u00e9 le niveau des volumes commercialis\u00e9s si la crise sanitaire n\u2019avait pas \u00e9clat\u00e9. 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