{"id":19001,"date":"2011-10-06T13:07:18","date_gmt":"2011-10-06T13:07:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.agglotv.com\/?p=19001"},"modified":"2011-10-06T13:07:18","modified_gmt":"2011-10-06T13:07:18","slug":"la-situation-perinatale-en-france-en-2010-premiers-resultats-de-l%e2%80%99enquete-nationale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.agglotv.com\/?p=19001","title":{"rendered":"La situation p\u00e9rinatale en France en 2010 &#8211; Premiers r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate nationale"},"content":{"rendered":"<div class=\"alignleft\"><script type=\"text\/javascript\"><!--\ngoogle_ad_client = \"pub-2913804460579993\";\n\/* 300x250, date de cr\u00e9ation 09\/09\/10 *\/\ngoogle_ad_slot = \"3968300003\";\ngoogle_ad_width = 300;\ngoogle_ad_height = 250;\n\/\/-->\n<\/script><br \/>\n<script type=\"text\/javascript\"\nsrc=\"http:\/\/pagead2.googlesyndication.com\/pagead\/show_ads.js\">\n<\/script><\/div>\n<p><strong>Depuis 1995, des enqu\u00eates nationales p\u00e9rinatales sont r\u00e9alis\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement (1995, 1998, 2003 et 2010) pour \u00e9tudier l\u2019\u00e9volution des principaux indicateurs p\u00e9rinatals relatifs \u00e0 l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des femmes et des nouveau-n\u00e9s, aux pratiques m\u00e9dicales concernant la grossesse et l\u2019accouchement et permettre de comparer les r\u00e9sultats d\u2019une enqu\u00eate \u00e0 l\u2019autre.<\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de cette enqu\u00eate donnent les grandes tendances de l\u2019\u00e9volution des facteurs de risque, des pratiques et de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des femmes et des enfants \u00e0 la naissance.<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate nationale p\u00e9rinatale 2010 a port\u00e9 sur les naissances [1] survenues entre le 15 et le 21 mars 2010, dans 553 \u00e9tablissements de sant\u00e9, publics et priv\u00e9s, en m\u00e9tropole et dans trois d\u00e9partements d\u2019outre-mer (Guadeloupe, Guyane, R\u00e9union). L\u2019\u00e9chantillon ainsi constitu\u00e9 comprenait 15187 femmes et 15 418 enfants.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 mise en \u0153uvre par la direction g\u00e9n\u00e9rale de la sant\u00e9 (DGS) et la direction de la recherche, des \u00e9tudes, de l\u2019\u00e9valuation et des statistiques (DREES) du minist\u00e8re charg\u00e9 de la Sant\u00e9, en collaboration avec l\u2019unit\u00e9 de recherches \u00e9pid\u00e9miologiques en sant\u00e9 p\u00e9rinatale et sant\u00e9 des femmes et des enfants (Unit\u00e9 953) de l\u2019Institut national de la sant\u00e9 et de la recherche m\u00e9dicale (INSERM). Le recueil a \u00e9t\u00e9 coordonn\u00e9 au niveau d\u00e9partemental par les services de protection maternelle et infantile -PMI- des conseils g\u00e9n\u00e9raux.<!--more--><\/p>\n<p>Les donn\u00e9es sont recueillies \u00e0 partir du dossier obst\u00e9trical et d\u2019un entretien avec la m\u00e8re durant son hospitalisation, ce qui permet de bien conna\u00eetre les caract\u00e9ristiques des parturientes, le contenu de leur surveillance pr\u00e9natale et leurs comportements pr\u00e9ventifs. Les maternit\u00e9s sont \u00e9galement interrog\u00e9es sur leur organisation, leurs \u00e9quipements et leur personnel.<\/p>\n<p>Parmi les \u00e9volutions favorables constat\u00e9es depuis 2003 concernant la situation des femmes, on peut noter qu\u2019elles sont plus dipl\u00f4m\u00e9es et occupent des postes plus qualifi\u00e9s, qu\u2019elles fument moins pendant la grossesse. En revanche, certains aspects montrent une \u00e9volution moins favorable pour la sant\u00e9 de la m\u00e8re et le d\u00e9roulement de la grossesse : ainsi, la proportion des femmes \u00e2g\u00e9es de 35 ans et plus au moment de la naissance augmente sensiblement, comme celle des femmes en surcharge pond\u00e9rale avant la grossesse. Sur le plan social, la situation tend \u00e0 s\u2019\u00eatre d\u00e9grad\u00e9e pour les populations les plus vuln\u00e9rables<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de suivi pr\u00e9natal, si le gyn\u00e9cologue-obst\u00e9tricien occupe toujours la place principale, les sages-femmes prennent une place plus importante qu\u2019en 2003, tous types d\u2019exercice confondus. Le nombre de c\u00e9sariennes n\u2019a pas augment\u00e9 tandis que le nombre d\u2019\u00e9pisiotomies [2] (incision du p\u00e9rin\u00e9e r\u00e9alis\u00e9e dans le but d\u2019\u00e9viter une d\u00e9chirure) r\u00e9alis\u00e9es a diminu\u00e9 de mani\u00e8re notable depuis la premi\u00e8re enqu\u00eate (1995). De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les pratiques des professionnels se sont rapproch\u00e9es des recommandations de bonne pratique \u00e9labor\u00e9es par la Haute Autorit\u00e9 de sant\u00e9 et les soci\u00e9t\u00e9s savantes. Enfin, l\u2019\u00e9volution de la pr\u00e9maturit\u00e9 est sensiblement stable pour l\u2019ensemble des naissances depuis 2003.<\/p>\n<p>Le mouvement de restructuration et de concentration des maternit\u00e9s se poursuit, avec plus de maternit\u00e9s de type III [3] (et une baisse du nombre des petites maternit\u00e9s de type I [4] (unit\u00e9 d\u2019obst\u00e9trique). Cette restructuration g\u00e9n\u00e8re une meilleure organisation, avec des services (bloc obst\u00e9trical, unit\u00e9 de n\u00e9onatologie, salle de r\u00e9veil\u2026) plus proches et des maternit\u00e9s mieux pourvues en personnel disponible en permanence, ceci au profit de la permanence des soins. Le temps d\u2019acc\u00e8s vers les maternit\u00e9s de type III est rest\u00e9 stable et presque toutes les maternit\u00e9s appartiennent d\u00e9sormais \u00e0 un r\u00e9seau p\u00e9rinatal de sant\u00e9, pour un meilleur suivi des femmes.<\/p>\n<p><strong>Synth\u00e8se des principaux r\u00e9sultats<\/p>\n<p>La m\u00e8re, la famille<\/strong><\/p>\n<p>Parmi les \u00e9volutions positives chez les femmes, on constate l\u2019augmentation de leur niveau d\u2019\u00e9tude, de leur taux d\u2019activit\u00e9 et de la part des emplois qualifi\u00e9s qu\u2019elles occupent.<\/p>\n<p>En termes de comportement pr\u00e9ventif, la consommation de tabac au troisi\u00e8me trimestre de la grossesse a diminu\u00e9, 17,1% des femmes fumant au moins une cigarette au troisi\u00e8me trimestre de la grossesse (contre 20,8% en 2003).<\/p>\n<p>En revanche, donn\u00e9es pr\u00e9occupantes, la proportion de naissances chez les femmes \u00e2g\u00e9es de 35 ans et plus a augment\u00e9 et passe de 15,9% (2003) \u00e0 19,2% (2010). Or, les risques, pour l\u2019enfant et la m\u00e8re, augmentent potentiellement avec l\u2019\u00e2ge maternel.<\/p>\n<p>Le poids des femmes a \u00e9galement augment\u00e9 sensiblement depuis la derni\u00e8re enqu\u00eate ; 17,3% d\u2019entre elles sont en surpoids et 9,9% souffrent d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 avant la grossesse (contre 15,4 % et 7,4% en 2003).<\/p>\n<p>Indicateur alarmant pour les professionnels, le pourcentage des femmes ayant d\u00e9clar\u00e9 la grossesse apr\u00e8s le premier trimestre a augment\u00e9 (7,8% en 2010 contre 4,9% en 2003). Or, une d\u00e9claration tardive de grossesse (au-del\u00e0 du 1er trimestre), constitue un signal d\u2019alerte pour les professionnels, t\u00e9moignant d\u2019\u00e9ventuelles difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par la femme (situations de vuln\u00e9rabilit\u00e9 et de pr\u00e9carit\u00e9 psychosociale, grossesse chez une adolescente, difficult\u00e9 d\u2019acceptation de la grossesse\u2026).<\/p>\n<p>Enfin, le pourcentage de m\u00e9nages vivant de ressources li\u00e9es au travail a diminu\u00e9, passant de 92,1% \u00e0 90,6% entre les deux enqu\u00eates, tandis que celui des m\u00e9nages vivant de ressources li\u00e9es aux allocations (ch\u00f4mage, RSA, API et RMI) a progress\u00e9, passant de 18,7% \u00e0 22,9%.<\/p>\n<p><strong>La grossesse<\/strong><\/p>\n<p>La prise en charge m\u00e9dicale de la grossesse pr\u00e9sente un certain nombre d\u2019\u00e9volutions. Si le gyn\u00e9cologue-obst\u00e9tricien reste le principal acteur de cette prise en charge, on note l\u2019intervention importante des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes au d\u00e9but de la grossesse, ces derniers effectuant 22% des d\u00e9clarations de grossesse.<\/p>\n<p>De plus, depuis 2003, la place des sages-femmes dans la surveillance pr\u00e9natale est croissante. Ainsi, 59% des femmes ont consult\u00e9 au cours de leur grossesse une sage-femme.<\/p>\n<p>L\u2019entretien pr\u00e9natal pr\u00e9coce, est insuffisamment r\u00e9alis\u00e9. Propos\u00e9 aux femmes en d\u00e9but de grossesse et mis en \u0153uvre dans le cadre du plan p\u00e9rinatalit\u00e9 2005-2007, il a, en 2010, concern\u00e9 21,4% des femmes (30,7% des primipares et 14,3% des multipares). Il est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 95% par une sage-femme. Les explications de cette lente mont\u00e9e en charge tiennent notamment au fait qu\u2019il est d\u2019instauration r\u00e9cente (plan p\u00e9rinatalit\u00e9 2005-2007), et que, pr\u00e9alablement \u00e0 sa mise en \u0153uvre, les professionnels ont d\u00fb se former \u00e0 la conduite de cet entretien et constituer un r\u00e9seau leur permettant d\u2019orienter les femmes de mani\u00e8re ad\u00e9quate lorsque la situation le n\u00e9cessite.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de cette enqu\u00eate indiquent une meilleure participation des femmes aux s\u00e9ances de pr\u00e9paration \u00e0 la naissance. En 2010, plus de 73,2% des primipares et pr\u00e8s de 30% des multipares en ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 contre 67% et 25% en 2003.<\/p>\n<p><strong>La naissance<\/strong><\/p>\n<p>Globalement, dans plus de la moiti\u00e9 des cas, l\u2019accouchement est r\u00e9alis\u00e9 par une sage-femme (55,8%). Cette proportion monte \u00e0 91,8% lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un accouchement par voie basse non op\u00e9ratoire r\u00e9alis\u00e9 en secteur public.<\/p>\n<p>Le taux de c\u00e9sarienne (21,0%) se stabilise entre les deux enqu\u00eates, qu\u2019il s\u2019agisse des c\u00e9sariennes r\u00e9alis\u00e9es avant travail ou au moment de l\u2019accouchement. En revanche, cette enqu\u00eate montre une diminution importante du nombre des \u00e9pisiotomies r\u00e9alis\u00e9es. La proportion passe de 50,9% (en 1998, date de la premi\u00e8re enqu\u00eate p\u00e9rinatale) \u00e0 26,8% en 2010.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution de la pr\u00e9maturit\u00e9 est sensiblement stable pour les naissances vivantes entre 2003 (6,3 %) et 2010 (6,6 %). Le taux est de 5,5% pour les grossesses uniques et s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 41,7% pour les grossesses g\u00e9mellaires (respectivement 5% et 44% en 2003).<\/p>\n<p>Enfin, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale les r\u00e9sultats t\u00e9moignent de la prise en compte par les professionnels des recommandations de pratique clinique \u00e9mises par la Haute-autorit\u00e9 de sant\u00e9 (HAS), les soci\u00e9t\u00e9s savantes, en particulier le Coll\u00e8ge national des gyn\u00e9cologues-obst\u00e9triciens, et le secteur associatif autour de la naissance. C\u2019est ainsi le cas des recommandations concernant la pr\u00e9vention des h\u00e9morragies du postpartum ou encore le recours \u00e0 l\u2019\u00e9pisiotomie.<\/p>\n<p>Autre point int\u00e9ressant, le taux d\u2019allaitement exclusif progresse au cours des diff\u00e9rentes enqu\u00eates, m\u00eame si ce taux demeure inf\u00e9rieur \u00e0 ce qu\u2019il est dans d\u2019autres pays, notamment ceux d\u2019Europe du Nord.<\/p>\n<p><strong>La maternit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Depuis 2003, le mouvement de restructuration et de concentration des maternit\u00e9s s\u2019est poursuivi, avec une baisse plus importante du nombre des \u00ab petites \u00bb structures, au profit des grandes maternit\u00e9s et d\u00e9sormais un quart des maternit\u00e9s r\u00e9alisent plus de 2 000 accouchements par an.<\/p>\n<p>La part du public dans la prise en charge de la naissance est pr\u00e9pond\u00e9rante : plus de la moiti\u00e9 des maternit\u00e9s appartiennent \u00e0 ce secteur (56%). La concentration des maternit\u00e9s s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une r\u00e9organisation qui a renforc\u00e9 le nombre des maternit\u00e9s de type III tandis que le nombre de maternit\u00e9s de type I baissait.<\/p>\n<p>D\u00e9sormais la moiti\u00e9 des maternit\u00e9s (49 %) sont de type I (unit\u00e9 d\u2019obst\u00e9trique), 23 % de type IIA (de type I avec un service de n\u00e9onatologie sans soins intensifs), 16 % de type IIB (de type I avec un service de n\u00e9onatologie avec soins intensifs) et 12 % sont de type III (de type II avec un service de r\u00e9animation n\u00e9onatale).<\/p>\n<p>Cette restructuration des maternit\u00e9s s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une am\u00e9lioration de l\u2019organisation, propice \u00e0 une meilleure prise en charge. Ainsi, le bloc obst\u00e9trical pour les c\u00e9sariennes est de plus en plus rarement en dehors du b\u00e2timent o\u00f9 est implant\u00e9e la maternit\u00e9 et est plus souvent dans le secteur naissance ou contigu au secteur naissance en 2010 (7 maternit\u00e9s sur 10) qu\u2019en 2003 (6 sur 10).<\/p>\n<p>Le service est \u00e9quip\u00e9 d\u2019une unit\u00e9 de n\u00e9onatologie dans pr\u00e8s des deux-tiers des maternit\u00e9s de types II et III, contre moins de la moiti\u00e9 en 2003. Quand il y a une unit\u00e9 de n\u00e9onatologie, 70 % des maternit\u00e9s disposent alors d\u2019une unit\u00e9 kangourou (o\u00f9 m\u00e8re et enfant sont dans la m\u00eame chambre), quel que soit le type de la maternit\u00e9.<\/p>\n<p>Le mouvement de concentration semble avoir \u00e9galement favoris\u00e9 une meilleure organisation des gardes, et donc une am\u00e9lioration de la s\u00e9curit\u00e9 de la naissance : plus de 5 \u00e9tablissements sur 10 d\u00e9clarent avoir un gyn\u00e9cologue-obst\u00e9tricien pr\u00e9sent en permanence dans la maternit\u00e9 y compris la nuit et le week-end en 2010, contre 4 sur 10 en 2003 et ce d\u2019autant plus souvent que le type de la maternit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Un anesth\u00e9siste est \u00e9galement pr\u00e9sent en permanence dans 39% des maternit\u00e9s en 2010 dans le secteur naissance (21% en 2003), et ce d\u2019autant plus souvent que le type de la maternit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Enfin, la proportion d\u2019\u00e9tablissements d\u00e9clarant qu\u2019un p\u00e9diatre est pr\u00e9sent en permanence a \u00e9galement augment\u00e9entre 2003 (1 \u00e9tablissement sur 5) et 2010 (1 sur 3).<\/p>\n<p>Ce mouvement de restructuration et de concentration ne s\u2019est pas traduit par une d\u00e9gradation significative de l\u2019accessibilit\u00e9, notamment pour les patientes pr\u00e9sentant les risques les plus \u00e9lev\u00e9s, et en cas de transfert \u00e0 partir d\u2019une maternit\u00e9 de type I ou II, la maternit\u00e9 de type III demeure \u00e0 moins de 45 kilom\u00e8tres pour la moiti\u00e9 des \u00e9tablissements, en 2010 comme en 2003.<\/p>\n<p>Seule une tr\u00e8s petite minorit\u00e9 d\u2019\u00e9tablissements d\u00e9clare avoir souvent des difficult\u00e9s pour accueillir des femmes par manque de place et leur part est en baisse depuis 2003 (7% en 2010 au total, mais un quart des \u00e9tablissements de type III contre 2 % de celles de type I et environ 5% de celles de type II).<\/p>\n<p>Presque tous les \u00e9tablissements (98 %) sont membres d\u2019un r\u00e9seau de sant\u00e9 formalis\u00e9 en p\u00e9rinatalit\u00e9 en 2010, le plus souvent de type r\u00e9gional, d\u00e9partemental ou de bassin de vie, contre 92 % en 2003.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9seaux incluent un service de PMI huit fois sur dix (contre six fois sur dix en 2003), des professionnels lib\u00e9raux pour 8 maternit\u00e9s sur 10 et d\u2019autres professionnels de sant\u00e9 dans la moiti\u00e9 des cas. Toutefois, malgr\u00e9 leur appartenance \u00e0 un r\u00e9seau, les maternit\u00e9s continuent pour la plupart \u00e0 organiser le suivi pr\u00e9natal de fa\u00e7on autonome (62%) plut\u00f4t que dans le cadre du r\u00e9seau, ainsi que l\u2019entretien pr\u00e9natal pr\u00e9coce (64%) ou la prise en charge \u00e0 la sortie (45% de fa\u00e7on autonome vs 32% dans le cadre d\u2019un r\u00e9seau).<\/p>\n<p><strong>Le suivi m\u00e9dical \u00e0 la maternit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Un dossier m\u00e9dical informatis\u00e9 est utilis\u00e9 d\u00e8s le premier contact dans une maternit\u00e9 sur quatre (33 % des maternit\u00e9s de type III et 16 % des maternit\u00e9s de type I). Neuf \u00e9tablissements sur dix organisent des consultations pr\u00e9natales, un taux inchang\u00e9 depuis 2003, mais la moiti\u00e9 des \u00e9tablissements peuvent proposer ces consultations \u00e0 toutes les femmes pour toute leur grossesse en 2010 contre les trois-quarts en 2003 (en type III cette part a baiss\u00e9 de 58 \u00e0 40 %).<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 90 % des maternit\u00e9s proposent aux femmes des cours de pr\u00e9paration \u00e0 la naissance, par des sages-femmes de la maternit\u00e9 dans 9 cas sur 10 en type III, et un peu plus souvent par des sages-femmes ext\u00e9rieures dans les maternit\u00e9s de type inf\u00e9rieur. Les trois-quarts des maternit\u00e9s peuvent accueillir toutes les femmes qui le souhaitent en 2010 comme en 2003.<\/p>\n<p>Le recours \u00e0 un psychiatre est encore largement effectu\u00e9 par un intervenant ext\u00e9rieur en fonction des circonstances, dans 42 % des maternit\u00e9s de type I et 20 % des maternit\u00e9s de type III.<\/p>\n<p>Le recours \u00e0 un psychologue en revanche a beaucoup augment\u00e9 entre 2003 et 2010 : en 2003 14 % des maternit\u00e9s ne proposaient pas de recours \u00e0 un psychologue, et 50 % seulement au coup par coup, contre respectivement 3 et 7 % en 2010. Cette \u00e9volution est particuli\u00e8rement nette parmi les maternit\u00e9s de type I, avec 84 % des maternit\u00e9s proposant en 2010 un recours \u00e0 un psychologue appartenant au service ou intervenant dans un cadre formalis\u00e9, contre 41 % en 2003.<\/p>\n<p>L\u2019accompagnement des femmes et des nouveau-n\u00e9s \u00e0 la sortie de la maternit\u00e9 demeure essentiellement assur\u00e9 par la visite d\u2019une sage-femme lib\u00e9rale (cit\u00e9e par 72 % des maternit\u00e9s), d\u2019une sage-femme de PMI (cit\u00e9e par 6 \u00e9tablissements sur 10) ou une pu\u00e9ricultrice de PMI (cit\u00e9e par 9 \u00e9tablissements sur 10).<\/p>\n<p><em>[1] Naissances d\u2019enfants vivants, les mort-n\u00e9s et les interruptions m\u00e9dicales de grossesse (IMG)<br \/>\n[2] Incision du p\u00e9rin\u00e9e r\u00e9alis\u00e9e dans le but d\u2019\u00e9viter une d\u00e9chirure<br \/>\n[3] Unit\u00e9 d\u2019obst\u00e9trique avec services de n\u00e9onatologie et de r\u00e9animation n\u00e9onatale<br \/>\n[4] Unit\u00e9 d\u2019obst\u00e9trique<\/em><\/p>\n<p><iframe src=\"http:\/\/www.facebook.com\/plugins\/like.php?href=http:\/\/www.agglotv.com\/?p=19001;width=300&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;height=35\" scrolling=\"no\" frameborder=\"0\" style=\"border:none; overflow:hidden; width:300px; height:35px;\" allowTransparency=\"true\"><\/iframe> <g:plusone size=\"tall\"><\/g:plusone> <a href=\"http:\/\/twitter.com\/share\" class=\"twitter-share-button\" data-count=\"vertical\" data-via=\"IciOnVousVoit\" data-lang=\"fr\">Tweet<\/a><script type=\"text\/javascript\" src=\"http:\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\"><\/script><\/p>\n<p><script type=\"text\/javascript\" src=\"http:\/\/tracking.publicidees.com\/showgrp.php?partid=27020&#038;grpid=8252\"><\/script> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 1995, des enqu\u00eates nationales p\u00e9rinatales sont r\u00e9alis\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement (1995, 1998, 2003 et 2010) pour \u00e9tudier l\u2019\u00e9volution des principaux indicateurs p\u00e9rinatals relatifs \u00e0 l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des femmes et des nouveau-n\u00e9s, aux pratiques m\u00e9dicales concernant la grossesse et l\u2019accouchement et permettre de comparer les r\u00e9sultats d\u2019une enqu\u00eate \u00e0 l\u2019autre. 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