{"id":18760,"date":"2011-10-03T10:06:26","date_gmt":"2011-10-03T10:06:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.agglotv.com\/?p=18760"},"modified":"2011-10-03T10:12:37","modified_gmt":"2011-10-03T10:12:37","slug":"la-detoriation-du-climat-economique-sapera-t-elle-la-reprise-du-marche-francais-de-limmobilier-dentreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.agglotv.com\/?p=18760","title":{"rendered":"La d\u00e9toriation du climat \u00e9conomique sapera-t-elle la reprise du march\u00e9 fran\u00e7ais de l&rsquo;immobilier d&rsquo;entreprise ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"alignleft\"><script type=\"text\/javascript\"><!--\ngoogle_ad_client = \"pub-2913804460579993\";\n\/* 300x250, date de cr\u00e9ation 09\/09\/10 *\/\ngoogle_ad_slot = \"3968300003\";\ngoogle_ad_width = 300;\ngoogle_ad_height = 250;\n\/\/-->\n<\/script><br \/>\n<script type=\"text\/javascript\"\nsrc=\"http:\/\/pagead2.googlesyndication.com\/pagead\/show_ads.js\">\n<\/script><\/div>\n<p>Le bilan dress\u00e9 \u00e0 la fin du 1er semestre 2011 avait montr\u00e9 que 2011 ne serait pas une ann\u00e9e de franche reprise mais plut\u00f4t une ann\u00e9e de consolidation du march\u00e9 fran\u00e7ais de l&rsquo;immobilier d&rsquo;entreprise. Le 3\u00e8me trimestre n&rsquo;a gu\u00e8re chang\u00e9 la donne, mais ses performances semblent d&rsquo;autant plus honorables qu&rsquo;un \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement agit\u00e9, notamment marqu\u00e9 par l&rsquo;exacerbation de la crise de la dette souveraine, a accru les incertitudes du climat \u00e9conomique. \u00ab Avec 1,6 million de m\u00b2 lou\u00e9s ou vendus aux utilisateurs en Ile-de-France \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011, la demande plac\u00e9e de bureaux affiche un niveau identique \u00e0 celui des neuf premiers mois de 2010. Quant au march\u00e9 fran\u00e7ais de l&rsquo;investissement, il fait, lui, mieux que r\u00e9sister. Ainsi, les volumes investis dans l&rsquo;Hexagone totalisent pr\u00e8s de 9,9 milliards d&rsquo;euros, soit une augmentation de 43 % sur un an \u00bb annonce Olivier G\u00e9rard, Pr\u00e9sident de Cushman &#038; Wakefield France. Il poursuit : \u00ab les prochains mois permettront de prendre la mesure des effets du fl\u00e9chissement attendu de la croissance \u00e9conomique sur les d\u00e9cisions immobili\u00e8res des grands utilisateurs. Si son impact direct sur le march\u00e9 de l&rsquo;investissement devrait \u00eatre plus limit\u00e9, celui-ci pourrait cependant voir ses performances minor\u00e9es par une nouvelle d\u00e9t\u00e9rioration du march\u00e9 locatif \u00bb.<\/p>\n<p><strong>MARCHE FRAN\u00c7AIS DE L&rsquo;INVESTISSEMENT<\/p>\n<p>Hausse de 43 % des volumes investis<\/strong><\/p>\n<p>4,9 milliards d&rsquo;euros ont \u00e9t\u00e9 investis en France au 3\u00e8me trimestre 2011, volume proche de celui enregistr\u00e9 au 1er semestre 2011. \u00ab Cette forte activit\u00e9, pour partie li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;allongement des d\u00e9lais de n\u00e9gociation et au report de plusieurs op\u00e9rations du 2\u00e8me au 3\u00e8me trimestre, contribue aux bonnes performances du march\u00e9 fran\u00e7ais. Ainsi, pr\u00e8s de 9,9 milliards d&rsquo;euros ont \u00e9t\u00e9 investis en France lors des neuf premiers mois de 2011, soit une hausse de 43 % sur un an \u00bb explique Olivier G\u00e9rard.<!--more--><\/p>\n<p><strong>Le r\u00f4le d\u00e9cisif des grandes transactions<\/strong><\/p>\n<p>Avec 7,7 milliards d&rsquo;euros investis en Ile-de-France \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011 contre 2,1 milliards en province, l&rsquo;Ile-de-France a concentr\u00e9 79 % de l&rsquo;ensemble des montants engag\u00e9s dans l&rsquo;Hexagone. Cette surrepr\u00e9sentation tient notamment \u00e0 la multiplication des tr\u00e8s grandes transactions. Sur 297 transactions r\u00e9pertori\u00e9es \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011 en France, vingt op\u00e9rations sont sup\u00e9rieures \u00e0 100 millions d&rsquo;euros dont dix-sept en r\u00e9gion parisienne. Totalisant 4,4 milliards d&rsquo;euros, ces vingt transactions repr\u00e9sentent 44 % de l&rsquo;ensemble des montants engag\u00e9s dans le pays (contre onze transactions sup\u00e9rieures \u00e0 100 millions d&rsquo;euros pour un total de 2,3 milliards d&rsquo;euros \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque l&rsquo;an pass\u00e9). Ces grandes op\u00e9rations se sont multipli\u00e9es au fil des mois, \u00e0 l&rsquo;exemple de l&rsquo;acquisition r\u00e9cente par ING Reim de River Ouest \u00e0 Bezons, qui figure parmi les trois transactions les plus importantes depuis le d\u00e9but de 2011.<\/p>\n<p>Quelques op\u00e9rations atypiques ont \u00e9galement anim\u00e9 le march\u00e9. On compte ainsi quatre ventes \u00e0 utilisateur de plus de 100 millions d&rsquo;euros dont, r\u00e9cemment, le 5 Kl\u00e9ber (Paris 16\u00e8me) acquis par SCOR pour 340 millions d&rsquo;euros ou Le Madone \u00e0 Puteaux, vendu au groupe Havas pour 152 millions d&rsquo;euros. Quelques joint-ventures ont aussi \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es, \u00e0 l&rsquo;instar de l&rsquo;acquisition par Norges Bank, dans le cadre d&rsquo;une joint-venture avec Axa Real Estate, d&rsquo;un portefeuille de sept immeubles de bureaux \u00e0 Paris et dans les Hauts-de-Seine pour plus de 700 millions d&rsquo;euros.<\/p>\n<p><strong>Les bureaux concentrent 78 % des montants investis en France<\/strong><\/p>\n<p>Les grandes transactions ont accentu\u00e9 la domination du march\u00e9 des bureaux. Totalisant pr\u00e8s de 7,7 milliards d&rsquo;euros \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011, les sommes investies en bureaux en France affichent une hausse de 94 % sur un an et concentrent 78 % du volume total investi sur le march\u00e9 fran\u00e7ais de l&rsquo;immobilier d&rsquo;entreprise (58 % \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode l&rsquo;an pass\u00e9).<\/p>\n<p>La part des bureaux est encore plus consid\u00e9rable en r\u00e9gion parisienne. Totalisant pr\u00e8s de 7 milliards d&rsquo;euros, ils repr\u00e9sentent 90 % de l&rsquo;ensemble des volumes investis en Ile-de-France. \u00ab Les investisseurs privil\u00e9giant les actifs core, le quartier central des affaires parisien (QCA) continue logiquement de dominer le march\u00e9 d&rsquo;Ile-de-France avec deux milliards d&rsquo;euros investis. Cependant, la hausse des valeurs v\u00e9nales li\u00e9e \u00e0 la tr\u00e8s forte concurrence des investisseurs pour les meilleurs immeubles de ce secteur ont amen\u00e9 certains d&rsquo;entre eux \u00e0 cibler des actifs moins on\u00e9reux et \u00e0 rechercher des rendements plus \u00e9lev\u00e9s \u00bb explique Olivier G\u00e9rard. Plusieurs communes des Hauts-de-Seine, situ\u00e9es aux abords imm\u00e9diats des march\u00e9s \u00e9tablis de Paris et de La D\u00e9fense et bien pourvues en offre neuve ou de seconde-main de qualit\u00e9, ont tir\u00e9 parti de cette \u00e9volution, \u00e0 l&rsquo;instar de Nanterre dans le quartier des affaires de l&rsquo;ouest. Quelques communes du sud de la capitale ont \u00e9galement profit\u00e9 de la recherche par les investisseurs de produits \u00e0 valeur ajout\u00e9e, comme l&rsquo;a illustr\u00e9 la reprise de lancements en blanc (Le Skalen \u00e0 Chatillon).<\/p>\n<p><strong>Un march\u00e9 des commerces p\u00e9nalis\u00e9 par le manque d&rsquo;offres prime<\/strong><\/p>\n<p>La rar\u00e9faction d&rsquo;opportunit\u00e9s prime et l&rsquo;absence de tr\u00e8s grandes transactions expliquent la baisse de 34 % des montants engag\u00e9s en commerces en France \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011 par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode l&rsquo;an pass\u00e9. Ainsi 1,6 milliard d&rsquo;euros ont \u00e9t\u00e9 investis sur ce segment soit 16 % seulement de l&rsquo;ensemble des volumes investis en immobilier d&rsquo;entreprise contre 35 % \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2010. Plus offreur, mais fragilis\u00e9 par de mauvaises perspectives de consommation et des difficult\u00e9s de commercialisation aupr\u00e8s des enseignes, le march\u00e9 secondaire reste quant \u00e0 lui boud\u00e9 par les investisseurs.<\/p>\n<p>Avec plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros investis depuis le d\u00e9but de 2011, les commerces repr\u00e9sentent la moiti\u00e9 de l&rsquo;ensemble des sommes engag\u00e9es en province. Quelques grandes transactions de centres commerciaux ont anim\u00e9 le march\u00e9 : huit des neuf op\u00e9rations sup\u00e9rieures \u00e0 30 millions d&rsquo;euros r\u00e9alis\u00e9es depuis le d\u00e9but de 2011 l&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 en province, tel le centre Bonneveine, acquis par Grosvenor \u00e0 Marseille. Toutes ces transactions sont inf\u00e9rieures \u00e0 100 millions d&rsquo;euros, la vente la plus importante d&rsquo;un actif unitaire \u00e9tant celle du centre Saint-Jacques \u00e0 Metz, acquis par Corio pour 96,4 millions d&rsquo;euros.<\/p>\n<p><strong>Actifs industriels : un rebond en trompe l&rsquo;\u0153il ?<\/strong><\/p>\n<p>Repr\u00e9sentant 6 % seulement de l&rsquo;ensemble des volumes investis en France, le march\u00e9 de l&rsquo;immobilier industriel reste contraint par une p\u00e9nurie d&rsquo;offres prime et par la d\u00e9fiance persistante des investisseurs \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;actifs moins faciles \u00e0 financer. Avec pr\u00e8s de 560 millions d&rsquo;euros investis dans l&rsquo;Hexagone \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011, ce march\u00e9 affiche cependant une hausse de 16 % par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode en 2010. La vente de deux portefeuilles logistiques repr\u00e9sente la moiti\u00e9 de ce total, dont l&rsquo;acquisition r\u00e9cente de 280 000 m\u00b2 d&rsquo;entrep\u00f4ts par GLL pour 177 millions d&rsquo;euros. Mais ces trois derniers mois ont \u00e9galement vu la signature de plusieurs transactions d&rsquo;actifs unitaires, et la cession en particulier de deux plateformes de classe A pour plus de 20 millions d&rsquo;euros. Il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;un signe positif pour le march\u00e9 de l&rsquo;investissement en immobilier industriel, qui b\u00e9n\u00e9ficie aussi d&rsquo;une activit\u00e9 locative mieux orient\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Un paysage qui reste domin\u00e9 par les acteurs fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p>Comme c&rsquo;est le cas depuis 2008, le march\u00e9 hexagonal reste domin\u00e9 par les Fran\u00e7ais. Ces derniers ont repr\u00e9sent\u00e9 61 % des acquisitions au cours des neuf premiers mois de 2011, contre 52 % \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode l&rsquo;an pass\u00e9. Cette augmentation tient pour partie \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 soutenue des grands institutionnels, et de quelques grandes compagnies d&rsquo;assurances en particulier. \u00ab Ces institutionnels choisissent d&rsquo;investir dans l&rsquo;immobilier d&rsquo;entreprise afin de diversifier leur allocation d&rsquo;actifs au-del\u00e0 des march\u00e9s actions et obligataires. Leur activit\u00e9 refl\u00e8te \u00e9galement la pr\u00e9pond\u00e9rance des acteurs en fonds propres du fait d&rsquo;un recours \u00e0 la dette toujours tr\u00e8s limit\u00e9. Les investisseurs priv\u00e9s restent \u00e9galement tr\u00e8s pr\u00e9sents. Par ailleurs, d&rsquo;importantes collectes expliquent l&rsquo;activit\u00e9 soutenue des OPCI et des SCPI tandis que les SIIC et les fonds d&rsquo;investissement se sont \u00e9galement distingu\u00e9s \u00bb poursuit Olivier G\u00e9rard.<\/p>\n<p>Totalisant 10 % des montants investis dans l&rsquo;Hexagone, les Allemands demeurent les investisseurs \u00e9trangers les plus importants. Toutefois, ils doivent essentiellement cette place \u00e0 l&rsquo;achat par Deka de l&rsquo;\u00eelot Rocher-Vienne pour 330 millions d&rsquo;euros et sont encore loin de leur part de march\u00e9 de 2010 (20 %). Suivent les Britanniques (9 %), principalement repr\u00e9sent\u00e9s par Grosvenor sur le march\u00e9 de l&rsquo;immobilier de commerces, et les Am\u00e9ricains (8 %), plut\u00f4t opportunistes et \u00e0 la recherche de valeur ajout\u00e9e. La baisse d&rsquo;activit\u00e9 de certains \u00e9trangers, les Allemands notamment, est compens\u00e9e par l&rsquo;apparition de nouveaux entrants, et notamment de fonds souverains. Disposant de capacit\u00e9s d&rsquo;investissement tr\u00e8s importantes et ciblant prioritairement les meilleurs actifs londoniens et parisiens, ils sont \u00e0 l&rsquo;origine de la transaction la plus importante enregistr\u00e9e depuis le d\u00e9but de 2011 (acquisition par Norges Bank de sept immeubles de bureaux en Ile-de-France pour plus de 700 millions d&rsquo;euros).<\/p>\n<p><strong>MARCHE LOCATIF DES BUREAUX D&rsquo;ILE-DE-FRANCE<\/strong><\/p>\n<p><strong>Des performances en demi-teinte<\/strong><\/p>\n<p>A la fin du 1er semestre 2011, la demande plac\u00e9e affichait un niveau quasi identique \u00e0 celui du 1er semestre 2010. Le 3\u00e8me trimestre a confort\u00e9 cette tendance, le volume de la demande plac\u00e9e depuis le d\u00e9but de 2011 (1 628 408 m\u00b2) demeurant stable par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode en 2010 (1 635 951 m\u00b2). La d\u00e9t\u00e9rioration r\u00e9cente du climat \u00e9conomique a ajout\u00e9 \u00e0 l&rsquo;incertitude. \u00ab Gardons-nous pourtant de c\u00e9der au pessimisme. Le volume de la demande plac\u00e9e \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre est sup\u00e9rieur de 8 % \u00e0 la moyenne des dix derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, tandis que plusieurs grandes transactions ont r\u00e9cemment anim\u00e9 le march\u00e9, montrant que le d\u00e9sir des utilisateurs de moderniser leur immobilier et d&rsquo;en r\u00e9duire les co\u00fbts assurait une certaine stabilit\u00e9 du march\u00e9 \u00bb explique Olivier G\u00e9rard. La part des mouvements sup\u00e9rieurs \u00e0 4 000 m\u00b2 a d&rsquo;ailleurs augment\u00e9 d&rsquo;un trimestre sur l&rsquo;autre, passant de 37 % \u00e0 la fin du 1er semestre 2011 \u00e0 41 % \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011.<\/p>\n<p><strong>Une r\u00e9partition g\u00e9ographique toujours tr\u00e8s d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Sur les neuf premiers mois de 2011, Paris intra-muros concentre 43 % de la demande plac\u00e9e totale. La capitale b\u00e9n\u00e9ficie notamment de l&rsquo;app\u00e9tit des utilisateurs pour ses derni\u00e8res grandes surfaces neuves\/restructur\u00e9es disponibles et pour son offre de seconde-main de qualit\u00e9. La location par le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur de 38 000 m\u00b2 dans le Lumi\u00e8re (Paris 12\u00e8me) constitue du reste la plus grande transaction enregistr\u00e9e depuis le d\u00e9but de 2011. Paris tire aussi parti de l&rsquo;\u00ab inertie \u00bb des entreprises, quand les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dant la crise avaient vu plusieurs migrations de grande ampleur (comme LCL \u00e0 Villejuif en 2007). \u00ab Privil\u00e9giant les secteurs g\u00e9ographiques o\u00f9 ils sont d\u00e9j\u00e0 implant\u00e9s, les mouvements des grands utilisateurs sont d\u00e9sormais largement endog\u00e8nes, tendance que devrait conforter l&rsquo;importance croissante de la question des d\u00e9placements domicile-travail. Ceux-ci n&rsquo;en sont pas pour autant immobiles, leur choix se portant aussi sur des secteurs proches quand ils leur permettent de concilier qualit\u00e9 des b\u00e2timents et loyers plus abordables \u00bb poursuit Olivier G\u00e9rard. Ce qui explique le succ\u00e8s des communes voisines des secteurs tertiaires les plus \u00e9tablis et disposant d&rsquo;offres de bureaux neufs ou restructur\u00e9s de qualit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;instar de Boulogne-Billancourt o\u00f9 Sequana a r\u00e9cemment lou\u00e9 5 900 m\u00b2 dans le 32 Grenier.<\/p>\n<p>La D\u00e9fense reste en revanche en-de\u00e7\u00e0 de ses performances pass\u00e9es. Avec une demande plac\u00e9e de 91 883 m\u00b2 \u00e0 la fin du 3\u00e8me trimestre 2011, soit une baisse de 18 % sur un an et de 39 % par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode en 2009, 2011 s&rsquo;annonce comme l&rsquo;une de ses ann\u00e9es les moins actives depuis 2004 (107 437 m\u00b2 plac\u00e9s). Ce march\u00e9 souffre sans doute de la comp\u00e9titivit\u00e9 des secteurs voisins et de certains march\u00e9s \u00e9tablis. Il p\u00e2tit \u00e9galement de l&rsquo;absence de grandes transactions \u00e9manant de ses utilisateurs traditionnels, et notamment du secteur banque-assurance en d\u00e9pit de la prise \u00e0 bail de 5 000 m\u00b2 par Metlife dans C\u0153ur D\u00e9fense.<\/p>\n<p><strong>La rar\u00e9faction de l&rsquo;offre de qualit\u00e9 se poursuit<\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9sir des entreprises d&rsquo;optimiser leur immobilier sans faire trop de concessions sur l&rsquo;adresse risque d&rsquo;\u00eatre de plus en plus difficile \u00e0 satisfaire. L&rsquo;offre de bureaux neufs\/restructur\u00e9s diminue en effet de 17 % sur un an et ne constitue plus que 24 % du volume total de l&rsquo;offre disponible \u00e0 six mois (3 816 351 m\u00b2). Cette tendance devrait perdurer au moins jusqu&rsquo;au d\u00e9but de 2013 car si le volume des op\u00e9rations en chantier reste important (1,09 million de m\u00b2), il n&rsquo;est constitu\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 50 % de surfaces disponibles.<\/p>\n<p>Outre qu&rsquo;elle pousse ponctuellement le loyer prime \u00e0 la hausse (757 \u20ac\/m\u00b2\/an dans le QCA contre 750 \u20ac\/m\u00b2\/an au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent), la rar\u00e9faction de l&rsquo;offre neuve\/restructur\u00e9e ne sera pas sans effet sur les performances du march\u00e9 d&rsquo;Ile-de-France et sur le volume de transactions enregistr\u00e9 dans certains secteurs en particulier. Reste \u00e0 savoir si la p\u00e9nurie des secteurs les plus \u00e9tablis favorisera le report des entreprises vers des sites \u00e9mergents de 1\u00e8re couronne, peu dynamiques jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, ou si elle les incitera \u00e0 ren\u00e9gocier leur bail plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 d\u00e9m\u00e9nager. A court-terme, elle devrait b\u00e9n\u00e9ficier aux march\u00e9s tertiaires qui disposent encore d&rsquo;opportunit\u00e9s de bureaux neufs ou d&rsquo;une offre cons\u00e9quente de bureaux de seconde-main de qualit\u00e9 bien reli\u00e9s aux transports (Issy-les-Moulineaux, Nanterre, etc.). Mais \u00e0 plus long-terme, l&rsquo;inad\u00e9quation entre ce qu&rsquo;attendent les utilisateurs et ce que le march\u00e9 a \u00e0 leur offrir pourrait mener au blocage du march\u00e9 des bureaux d&rsquo;Ile-de-France.<\/p>\n<p><strong>PERSPECTIVES DU MARCHE FRAN\u00c7AIS<\/strong><\/p>\n<p>Amplifi\u00e9e par la faiblesse des lancements en blanc, la rar\u00e9faction de l&rsquo;offre de qualit\u00e9 n&rsquo;est pas le seul risque susceptible de nourrir l&rsquo;attentisme des grands utilisateurs. \u00ab La d\u00e9t\u00e9rioration du climat \u00e9conomique pourrait en t\u00e9taniser plus d&rsquo;un. L&rsquo;impact des \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales de 2012 pourrait \u00e9galement limiter le nombre de nouvelles transactions \u00e9manant du secteur public, acteur majeur du march\u00e9 d&rsquo;Ile-de-France. Mais le pire n&rsquo;est pas toujours certain. Les prochains mois devraient au moins permettre de d\u00e9passer l\u00e9g\u00e8rement en 2011 la performance de 2010 (2,1 millions de m\u00b2), d&rsquo;autant que la concr\u00e9tisation d&rsquo;une tr\u00e8s grande op\u00e9ration telle que celle du si\u00e8ge SFR \u00e0 Saint-Denis gonflera les volumes plac\u00e9s \u00bb annonce Olivier G\u00e9rard. Le fl\u00e9chissement possible de l&rsquo;activit\u00e9 locative ne serait pas sans effet sur l&rsquo;\u00e9volution du march\u00e9 fran\u00e7ais de l&rsquo;investissement. Mais si les sommes investies en France sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;ann\u00e9e 2011 n&rsquo;atteindront sans doute pas la moyenne annuelle de la derni\u00e8re d\u00e9cennie (14,7 milliards d&rsquo;euros), elles pourraient en revanche approcher les 14 milliards et d\u00e9passer largement le volume de 2010 (11 milliards d&rsquo;euros).<\/p>\n<p>Le march\u00e9 fran\u00e7ais peut toutefois compter sur plusieurs facteurs susceptibles de soutenir l&rsquo;activit\u00e9. Ainsi, l&rsquo;immobilier devrait encore tirer parti de son statut de valeur refuge au d\u00e9triment de march\u00e9s boursiers plus volatils, restant de ce fait tr\u00e8s attractif pour les grands institutionnels. Par ailleurs, l&rsquo;abrogation du dispositif SIIC (article 210 E du Code g\u00e9n\u00e9ral des imp\u00f4ts) d&rsquo;ici la fin de 2011 pourrait, en favorisant la cession de certains actifs dans le but de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une plus faible imposition, permettre une diversification de l&rsquo;offre propos\u00e9e aux investisseurs. \u00ab L&rsquo;int\u00e9r\u00eat des investisseurs devrait quoi qu&rsquo;il en soit continuer de se porter en priorit\u00e9 sur les actifs core tandis que le ralentissement de l&rsquo;activit\u00e9 locative, les difficult\u00e9s de financement et la mise \u00e0 niveau n\u00e9cessaire des biens inadapt\u00e9s aux derni\u00e8res normes environnementales vont certainement peser sur la valeur des actifs secondaires. La tendance r\u00e9cente, mais timide, \u00e0 l&rsquo;\u00e9largissement des crit\u00e8res d&rsquo;acquisition des investisseurs pourrait par cons\u00e9quent s&rsquo;inverser, faisant peser le risque d&rsquo;une distinction plus accrue entre types d&rsquo;actifs \u00bb conclut Olivier G\u00e9rard.<\/p>\n<p><em>*Loyer prime : moyenne des cinq transactions les plus \u00e9lev\u00e9es en termes de valeurs locatives faciales et > 1000 m\u00b2 de l&rsquo;ann\u00e9e en cours.<\/em><\/p>\n<p><strong>A propos de Cushman &#038; Wakefield<\/strong><\/p>\n<p>Fond\u00e9e en 1917, Cushman &#038; Wakefield est la plus importante soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de conseil en immobilier d&rsquo;entreprise dans le monde. Avec 234 bureaux r\u00e9partis dans 61 pays et plus de 13 000 collaborateurs, Cushman &#038; Wakefield propose \u00e0 ses clients, tant PME que soci\u00e9t\u00e9s du CAC 40, une gamme compl\u00e8te de services \u00e0 travers cinq lignes de m\u00e9tier : la Transaction (service d\u00e9di\u00e9 aux propri\u00e9taires et aux utilisateurs d&rsquo;immobilier de bureau, de commerce et industriel), Capital Markets (destin\u00e9 \u00e0 aider nos clients investisseurs dans leurs diverses strat\u00e9gies d&rsquo;investissement), Corporate Occupier &#038; Investor Services (conseille les grands comptes et les propri\u00e9taires dans leur strat\u00e9gie immobili\u00e8re), le Conseil  et le service Expertise (en charge des \u00e9valuations de biens immobiliers et des optimisations de valeur). Leader incontest\u00e9 de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.odeon-immobilier.com\/\">immobilier<\/a> commercial, notre soci\u00e9t\u00e9 publie de nombreuses \u00e9tudes auxquelles vous pouvez acc\u00e9der gr\u00e2ce au Knowledge Center sur notre site internet. <a href=\"http:\/\/www.cushmanwakefield.fr\">www.cushmanwakefield.fr<\/a><\/p>\n<p><iframe src=\"http:\/\/www.facebook.com\/plugins\/like.php?href=http:\/\/www.agglotv.com\/?p=18760;width=300&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;height=35\" scrolling=\"no\" frameborder=\"0\" style=\"border:none; overflow:hidden; width:300px; height:35px;\" allowTransparency=\"true\"><\/iframe> <g:plusone size=\"tall\"><\/g:plusone> <a href=\"http:\/\/twitter.com\/share\" class=\"twitter-share-button\" data-count=\"vertical\" data-via=\"IciOnVousVoit\" data-lang=\"fr\">Tweet<\/a><script type=\"text\/javascript\" src=\"http:\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\"><\/script><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/tracking.publicidees.com\/clic.php?promoid=53011&#038;progid=2094&#038;partid=27020\" target=\"_blank\">MaPetiteAgence<\/a><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/tracking.publicidees.com\/link.php?promoid=53011&#038;progid=2094&#038;partid=27020\" height=\"1\" width=\"1\"> &#8211; &lsquo;IMMOBILIER SELON MAPETITEAGENCE : Vendre SANS COMMISSION, acheter SANS AGENCE &#8211; Le coaching immobilier de particuliers \u00e0 particuliers ! <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le bilan dress\u00e9 \u00e0 la fin du 1er semestre 2011 avait montr\u00e9 que 2011 ne serait pas une ann\u00e9e de franche reprise mais plut\u00f4t une ann\u00e9e de consolidation du march\u00e9 fran\u00e7ais de l&rsquo;immobilier d&rsquo;entreprise. Le 3\u00e8me trimestre n&rsquo;a gu\u00e8re chang\u00e9 la donne, mais ses performances semblent d&rsquo;autant plus honorables qu&rsquo;un \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement agit\u00e9, notamment marqu\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4],"tags":[],"amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18760"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18760"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18760\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18762,"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18760\/revisions\/18762"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18760"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18760"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.agglotv.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18760"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}