{"id":16572,"date":"2011-07-17T14:28:17","date_gmt":"2011-07-17T14:28:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.agglotv.com\/?p=16572"},"modified":"2011-07-17T14:32:39","modified_gmt":"2011-07-17T14:32:39","slug":"evenement-paris-brule-t-il-en-dvd-le-24-aout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.agglotv.com\/?p=16572","title":{"rendered":"EVENEMENT : PARIS BR\u00dbLE-T-IL? EN DVD LE 24 AO\u00dbT"},"content":{"rendered":"<div class=\"alignleft\"><script type=\"text\/javascript\"><!--\ngoogle_ad_client = \"pub-2913804460579993\";\n\/* 300x250, date de cr\u00e9ation 09\/09\/10 *\/\ngoogle_ad_slot = \"3968300003\";\ngoogle_ad_width = 300;\ngoogle_ad_height = 250;\n\/\/-->\n<\/script><br \/>\n<script type=\"text\/javascript\"\nsrc=\"http:\/\/pagead2.googlesyndication.com\/pagead\/show_ads.js\">\n<\/script><\/div>\n<p><strong>Le 24 ao\u00fbt 2011 sortira pour la premi\u00e8re fois en DVD le c\u00e9l\u00e8bre film historique franco-am\u00e9ricain adapt\u00e9 du livre homonyme de Larry Collins et Dominique Lapierre : PARIS BR\u00dbLE-T-IL ? (avec bonus in\u00e9dits).<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ouverture<\/strong><\/p>\n<p>Fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 1944. Une chaleur de plomb r\u00e8gne sur Paris. Le cr\u00e9puscule de la guerre se dessine, mais que le chemin reste long avant la paix ! Hitler, dont la folie meurtri\u00e8re a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cupl\u00e9e apr\u00e8s une tentative rat\u00e9e d\u2019assassinat contre sa personne, a jur\u00e9 qu\u2019il ne perdrait pas Paris. Il fait promettre au g\u00e9n\u00e9ral Von Choltitz, un homme de confiance, de rayer de la carte la Ville lumi\u00e8re au moindre signe de faiblesse. Mais \u00e0 Paris, le colonel Rol-Tanguy, un FFI, et Jacques Chaban-Delmas, envoy\u00e9s par de Gaulle, organisent l\u2019insurrection de la ville. La population se retrouve face \u00e0 20 000 soldats allemands alors que les alli\u00e9s s\u2019approchent de la capitale\u2026 Le destin de la France et de Paris va changer entre le 19 et le 25 ao\u00fbt 1944. Cependant, malgr\u00e9 les ordres du F\u00fchrer, Choltitz ne se r\u00e9soudra pas, comme il l\u2019a fait \u00e0 Rotterdam ou S\u00e9bastopol, \u00e0 incendier la ville. De son QG berlinois, Hitler pourra alors s\u2019\u00e9trangler en se demandant : \u00ab Paris br\u00fble-t-il ? \u00bb<!--more--><\/p>\n<p><strong>Une aventure cin\u00e9matographique rare<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 sa sortie en 1964, le livre \u201cParis br\u00fble-t-il ?\u201d de Dominique Lapierre et Larry Collins devient imm\u00e9diatement un best-seller autant qu\u2019un ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence. Le producteur franco-allemand Paul Graetz r\u00e9ussit \u00e0 en acqu\u00e9rir les droits peu de temps apr\u00e8s sa sortie, devan\u00e7ant Daryl Zanuck qui avait la m\u00eame id\u00e9e. Celui-ci a termin\u00e9 deux ans auparavant Le Jour le plus long, qui a connu un triomphe en salles (plus de 11 millions d\u2019entr\u00e9es en 1962 et un succ\u00e8s mondial). Il sent qu\u2019avec \u201cParis br\u00fble-t-il?\u201d, il pourra faire plus grand, plus \u00e9mouvant. Il r\u00e9unit un budget \u00e9norme (le plus gros jamais mobilis\u00e9 pour une production d\u2019essence europ\u00e9enne) et obtient l\u2019accord de trente-trois stars. Il place aux commandes du projet Ren\u00e9 Cl\u00e9ment, un des r\u00e9alisateurs fran\u00e7ais les plus connus dans le monde \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Ils ont d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 ensemble avec succ\u00e8s sur Monsieur Ripois en 1954. Avec La Bataille du rail, en 1946, le r\u00e9alisateur a prouv\u00e9 son savoir-faire pour mener \u00e0 bien un film d\u2019action historique. Avec le triomphe de Jeux interdits, Cl\u00e9ment a aussi montr\u00e9 qu\u2019il savait \u00e9mouvoir les foules. Il n\u2019est pas tr\u00e8s bien vu par les figures de la Nouvelle Vague. Qu\u2019importe ! Son nom est gage de qualit\u00e9. Il choisira un style documentaire, en noir et blanc, o\u00f9 l\u2019\u00e9motion n\u2019est jamais absente.<\/p>\n<p>En r\u00e9compense de ces efforts, \u201cParis br\u00fble-t-il ?\u201d sera un triomphe fran\u00e7ais et international. Le film a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 ensuite aux Oscars\u00ae 1966 dans les cat\u00e9gories meilleure direction artistique (Pierre Guffroy), meilleurs d\u00e9cors (Willy Holt) et meilleure photographie (Marcel Grignon). Quant \u00e0 Maurice Jarre, il a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 pour sa composition musicale lors des \u201cGolden Globes\u201d la m\u00eame ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Un feu d\u2019artifices de pointures<\/p>\n<p>Un best-seller imagin\u00e9 par Dominique Lapierre et Larry Collins.<\/strong><\/p>\n<p>Leurs noms sont devenus si indissociables qu\u2019on les a vite appel\u00e9s Lapierre et Collins. Comme Lagarde et Michard ! En 1964, le duo franco-am\u00e9ricain sort en librairie \u201cParis br\u00fble-t-il ?\u201d, un livre qui leur a demand\u00e9 trois ans de travail et pour lequel ils ont rencontr\u00e9 300 t\u00e9moins. Ils d\u00e9pouilleront m\u00eame quelques 2 millions de fiches de prisonniers allemands ! Avec \u201cParis br\u00fble-t-il ?\u201d, ils proposent, 20 ans apr\u00e8s la Lib\u00e9ration, un fantastique t\u00e9moignage historique. Le livre se vendra \u00e0 20 millions d\u2019exemplaires et fera l\u2019objet de trente traductions.<\/p>\n<p><strong>Un sc\u00e9nario d\u00e9finitif cosign\u00e9 par Francis Ford Coppola et Gore Vidal<\/strong><\/p>\n<p>Une fois le projet lanc\u00e9, trois sc\u00e9naristes fran\u00e7ais, et non des moindres, sont engag\u00e9s. Claude Brul\u00e9 (Les Liaisons dangereuses avec Roger Vadim), Jean Aurenche (H\u00f4tel du Nord de Marcel Carn\u00e9, En cas de malheur de Claude Autant-Lara), et Pierre Bost (La Travers\u00e9e de Paris de Claude Autant-Lara) sont mis \u00e0 contribution. Ces deux derniers ont d\u00e9j\u00e0 collabor\u00e9 avec Cl\u00e9ment. Mais la richesse de la mati\u00e8re, la vari\u00e9t\u00e9 des personnages deviennent vite un casse-t\u00eate. Un duo am\u00e9ricain sera alors appel\u00e9 \u00e0 la rescousse.<\/p>\n<p>Il s\u2019agira bient\u00f4t de Francis-Ford Coppola, qui n\u2019est pas encore le grand cin\u00e9aste qu\u2019il est devenu aujourd\u2019hui, et de l\u2019\u00e9crivain Gore Vidal, une des plus belles, mais aussi une des plus acides plumes de la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine. Le duo \u00e9crira en parfaite harmonie et certains voient m\u00eame dans le travail effectu\u00e9 par Coppola les pr\u00e9mices du grand film de guerre qu\u2019il r\u00e9alisera plus tard : Apocalyse Now\u2026<\/p>\n<p>Ils respecteront fid\u00e8lement la structure du livre, construit comme un puzzle, ou grande et petite histoire s\u2019entrem\u00ealent pour une fresque humaine vibrante transcend\u00e9e par un travail minutieux de reconstitution.<\/p>\n<p><strong>Trente stars fran\u00e7aises et am\u00e9ricaines au g\u00e9n\u00e9rique<\/strong><\/p>\n<p>Les producteurs voulaient frapper les esprits. Ils vont r\u00e9ussir. La question est de savoir quelle grande star fran\u00e7aise ou am\u00e9ricaine n\u2019est pas au g\u00e9n\u00e9rique !<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, on retrouve Alain Delon (qui incarne Jacques Chaban-Delmas, tr\u00e8s heureux d\u2019\u00eatre magnifi\u00e9 par la star) Jean-Paul Belmondo, Yves Montand, Michel Piccoli, Claude Rich, Daniel Gelin, Bruno Cremer, Jean-Pierre Cassel, Simone Signoret, Romy Schneider, les fran\u00e7ais d\u2019Hollywood comme Charles Boyer et Leslie Caron.<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain, on trouve Kirk Douglas, Glenn Ford, George Chakiris, Anthony Perkins, Robert Stack (la s\u00e9rie Les Incorruptibles) et Orson Welles dans le r\u00f4le du Su\u00e9dois francophile Raoul Nordling.<\/p>\n<p>Et en prime, un ex-m\u00e9chant de James Bond, ex-Harry Goldfinger, Gert Froebe dans le r\u00f4le capital de Choltitz.<\/p>\n<p><strong>Une musique compos\u00e9e par Maurice Jarre<\/strong><\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 60, le compositeur fran\u00e7ais devient une star mondiale avec la musique de Lawrence d\u2019Arabie. Avec le parolier Maurice Vidalin, il compose la chanson \u201cParis en col\u00e8re\u201d qu\u2019interpr\u00e9tera Mireille Mathieu, ici digne h\u00e9riti\u00e8re de la M\u00f4me Piaf. Le titre fera le tour du monde.<\/p>\n<p><strong>Les surprises du g\u00e9n\u00e9rique<\/strong><\/p>\n<p>Beno\u00eet Jacquot y fait ses d\u00e9buts d\u2019assistant r\u00e9alisateur. Il est devenu un des plus grands repr\u00e9sentants du cin\u00e9ma d\u2019auteur fran\u00e7ais, signant de tr\u00e8s nombreux films avec Isabelle Huppert comme Villa Amalia ou Pas de scandale.<\/p>\n<p>Dans la pl\u00e9iade d\u2019acteurs, on croise m\u00eame des petits appel\u00e9s \u00e0 devenir grands, comme Michel Fugain, Michel Sardou et Patrick Dewaere&#8230;<\/p>\n<p><strong>Un film de guerre, mais aussi un geste politique<\/strong><\/p>\n<p>En 1966, le contexte franco-am\u00e9ricain est assez particulier. Le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, qui veut faire entendre la voix de la France, a multipli\u00e9 les gestes qui irritent les Am\u00e9ricains, n\u00e9anmoins ses alli\u00e9s. Apr\u00e8s avoir fait ferm\u00e9 les bases de l\u2019OTAN en France, il reconna\u00eet la Chine Populaire, critique la politique am\u00e9ricaine en Asie, apporte son soutien aux non-align\u00e9s dans un monde alors marqu\u00e9 par la division Est-Ouest.<\/p>\n<p>Cette production franco-am\u00e9ricaine va \u00eatre l\u2019occasion de sceller \u00e0 nouveau la force de l\u2019amiti\u00e9 entre les deux pays. Ce que de Gaulle comprendra tr\u00e8s bien et le gouvernement fran\u00e7ais soutiendra avec une force sans faille l\u2019\u00e9quipe de tournage. Il est vrai aussi que le G\u00e9n\u00e9ral a connu une r\u00e9\u00e9lection difficile en 1965 et que la droite s\u2019est quelque peu d\u00e9chir\u00e9e avec la pr\u00e9sence de Jean Lecanuet au premier tour. Rappeler les m\u00e9rites et les actes de bravoure de quelques t\u00e9nors gaullistes sera du meilleur effet. Le parti communiste, dont l\u2019action est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans le film, verra lui aussi le film d\u2019un tr\u00e8s bon \u0153il. On ne sera pas surpris d\u2019apprendre que \u201cParis br\u00fble-t-il ?\u201d sera projet\u00e9 dans tous les pays de l\u2019Est et fera l\u2019objet d\u2019une sortie grandiose en Russie.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9aliser cette adaptation du roman homonyme de Larry Collins et Dominique Lapierre, Ren\u00e9 Cl\u00e9ment et son \u00e9quipe ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien du gouvernement fran\u00e7ais. Ils ont ainsi eu la possibilit\u00e9 de filmer la capitale d\u00e9serte, mais devaient n\u00e9anmoins, pour cela, commencer \u00e0 tourner tous les jours d\u00e8s 5 heures du matin.<\/p>\n<p>Et pr\u00e9sent dans toutes les pens\u00e9es, on ne voit jamais le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, hormis dans les images d\u2019archives\u2026 <\/p>\n<p><strong>Un tournage \u00e9pique<\/strong><\/p>\n<p>Les premi\u00e8res prises de vues ont lieu le 15 ao\u00fbt 1965 \u00e0 l\u2019aube devant le tombeau des Invalides. Pendant tout un \u00e9t\u00e9, la ville de Paris sera vid\u00e9e et transform\u00e9e. On maquille ainsi la place de la Concorde, on peint en bleu les lampadaires pour assombrir la lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Andr\u00e9 Malraux, qui a d\u00e9cid\u00e9 quelques mois auparavant une vaste entreprise de r\u00e9novation des fa\u00e7ades parisiennes, doit y mettre un terme afin que les b\u00e2timents retrouvent leur noirceur de l\u2019\u00e9poque. Une centaine seront recouverts de suie ! Il faut tout masquer : publicit\u00e9s, panneaux de signalisation, antennes de t\u00e9l\u00e9vision, \u00e9chafaudages\u2026<\/p>\n<p>Pendant le tournage, on d\u00e9couvre devant le parvis de Notre Dame des vestiges m\u00e9rovingiens. Il faut arr\u00eater le tournage comme l\u2019impose la loi, toujours en vigueur aujourd\u2019hui. Andr\u00e9 Malraux, en voyage en Chine, ordonnera une pause directement de P\u00e9kin\u2026<\/p>\n<p>La ville de Paris, toujours frondeuse, accueillera le tournage avec une pointe d\u2019agacement. Il est vrai que le trafic automobile a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement perturb\u00e9 \u00e0 une \u00e9poque ou, de plus, le p\u00e9riph\u00e9rique n\u2019existait pas encore.<\/p>\n<p>Mais le travail de reconstitution est si fid\u00e8le, ce tournage si intense que nombre de parisiens qui ont v\u00e9cu ces moments auront l\u2019impression de revivre la Lib\u00e9ration avec des sentiments contrast\u00e9s car beaucoup d\u2019habitants ont trouv\u00e9 la mort pendant ces combats.<\/p>\n<p>Tout sera oubli\u00e9 le 24 octobre 1966. Devant 2700 invit\u00e9s tri\u00e9s sur le volet, la premi\u00e8re mondiale aura lieu au Palais de Chaillot. Un projecteur anti-a\u00e9rien d\u2019une port\u00e9e de 15 kilom\u00e8tres \u00e9claire alors la nuit parisienne. Elle aura \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019un moment tr\u00e8s fort. Une patrouille militaire reprendra l\u2019itin\u00e9raire de la 2e DB par la porte d\u2019Orl\u00e9ans. Elle s\u2019arr\u00eatera aux portes de Chaillot, alors qu\u2019au sommet de la Tour Eiffel, Yves Montand entonnera \u201cLe Chant des partisans\u201d.<\/p>\n<p>Quelques jours apr\u00e8s sa sortie, le film fera un triomphe et se classera au troisi\u00e8me rang des recettes de l\u2019ann\u00e9e en attirant pr\u00e8s de 5 millions de spectateurs. Dans la foul\u00e9e, il fera le tour du monde.<\/p>\n<p><strong>Un tourbillon de chiffres<\/strong><\/p>\n<p>3 milliards de centimes de budget, ou 6 millions de dollars de l\u2019\u00e9poque<br \/>\nSoit environ 80 millions d\u2019euros aujourd\u2019hui<br \/>\n400 techniciens<br \/>\n100 chars remis en \u00e9tat de marche<br \/>\n20 000 figurants<br \/>\n150 000 m\u00e8tres de pellicule<br \/>\n35 millions de munitions<br \/>\n178 lieux de tournage<br \/>\n20 000 antennes de t\u00e9l\u00e9vision masqu\u00e9es<\/p>\n<p>4 900 000 entr\u00e9es en France derri\u00e8re La Grande Vadrouille (17,2 millions d\u2019entr\u00e9es), Le Docteur Jivago (9 millions d\u2019entr\u00e9es) et devant Un homme et une femme (4,2 millions d\u2019entr\u00e9es).<\/p>\n<p><strong>Des bonus exceptionnels<\/strong><\/p>\n<p>Rarement classique du cin\u00e9ma aura b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une telle richesse de bonus qui r\u00e9jouiront autant les cin\u00e9philes que les mordus d\u2019histoire. Avec tout d\u2019abord deux t\u00e9moignages exceptionnels (51 minutes) :<\/p>\n<p><strong>Claude Rich<\/strong><\/p>\n<p>Avec une foule d\u2019anecdotes et beaucoup de verve, le grand acteur fran\u00e7ais raconte le tournage, o\u00f9 comment il s\u2019est retrouv\u00e9 \u00e0 jouer deux r\u00f4les, celui du g\u00e9n\u00e9ral Leclerc (pour lequel il sera doubl\u00e9 car sa voix \u201csonnait\u201d trop jeune) et celui d\u2019un jeune noble vaillant, Monsieur de la Fouchardi\u00e8re. Quelques anecdotes sont tr\u00e8s dr\u00f4les, comme celle o\u00f9 il jouera avec les nerfs des techniciens du son en mimant un texte qu\u2019il a oubli\u00e9\u2026<\/p>\n<p><strong>Michel Wyn<\/strong><\/p>\n<p>Ce r\u00e9alisateur est une figure incontournable du cin\u00e9ma fran\u00e7ais gr\u00e2ce \u00e0 une carri\u00e8re tr\u00e8s riche. Comme beaucoup, il passera tout d\u2019abord par la case d\u2019assistant r\u00e9alisateur de Ren\u00e9 Clair pour Porte des Lilas ou d\u2019Henri Verneuil sur Le Pr\u00e9sident avec Gabin. Il est ensuite promu r\u00e9alisateur de deuxi\u00e8me \u00e9quipe sur La Tulipe noire de Christian-Jaque avec Alain Delon, poste qu\u2019il occupera sur le film de Ren\u00e9 Cl\u00e9ment.<br \/>\n\u00c0 l\u2019aide de nombreuses archives, extraits de sc\u00e9narios et autres dessins de travail, il montre la gen\u00e8se de ce tournage hors normes qui sera une charge de travail \u00e9puisante pour les \u00e9quipes tant cette reconstitution est gigantesque. En 1965, pas question d\u2019images de synth\u00e8se !<br \/>\nMichel Wyn deviendra ensuite un c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9alisateur de t\u00e9l\u00e9vision signant de grands succ\u00e8s comme Le 16 \u00e0 Kerbriant.<\/p>\n<p><strong>Un contexte historique remis en lumi\u00e8re par Dominique Lapierre (31 minutes) et Vladimir Trouplin, conservateur du mus\u00e9e de l\u2019Ordre de la Lib\u00e9ration de Paris (55 minutes).<\/strong><\/p>\n<p>Quel a \u00e9t\u00e9 le r\u00f4le de Choltitz, h\u00e9ros malgr\u00e9 lui ou fin strat\u00e8ge ? Quelle a \u00e9t\u00e9 l\u2019action de Raoul Nordling, bien plus que simple repr\u00e9sentant de la Su\u00e8de dans Paris occup\u00e9 ? Comment s\u2019est organis\u00e9 le Conseil National de la R\u00e9sistance ? Comment est n\u00e9e l\u2019insurrection ? Quelle part a pris la 2e DB dans la Lib\u00e9ration ? Cl\u00e9ment a-t-il sign\u00e9 un film progaulliste, procommuniste ou pro-am\u00e9ricain ?<br \/>\nVoici quelques-unes des questions auxquelles r\u00e9pondent ces deux historiens qui replacent parfaitement le film dans le contexte et les enjeux de la fin de la guerre.<br \/>\nLe film sert \u00e0 la fois d\u2019illustration et de point de r\u00e9flexion. Un apport exceptionnel.<\/p>\n<p><strong>Le film dans l\u2019\u0153uvre de Ren\u00e9 Cl\u00e9ment avec l\u2019historienne du cin\u00e9ma Denitza Bantcheva (38 minutes).<\/strong><\/p>\n<p>Les relations de Ren\u00e9 Cl\u00e9ment avec la critique ont toujours \u00e9t\u00e9 compliqu\u00e9es. Vu comme un classique, moqu\u00e9 par certaines pointures de la Nouvelle Vague, cet ancien \u00e9tudiant en architecture \u00e0 l\u2019\u00e9cole des Beaux-arts \u00e9tait un artiste complet dont le petit nombre d\u2019\u0153uvres r\u00e9alis\u00e9es (seize longs m\u00e9trages) t\u00e9moigne d\u2019un soin apport\u00e9 aux d\u00e9tails de ses cr\u00e9ations et \u00e9claire d\u2019un jour nouveau le fait qu\u2019on l\u2019appelait le \u201cr\u00e9alisateur de la qualit\u00e9\u201d. Il a sign\u00e9 quelques grands classiques du 7e art fran\u00e7ais : La Bataille du rail, Jeux interdits, Barrage contre le Pacifique, et surtout Monsieur Ripois ainsi que l\u2019inoubliable Plein soleil. \u00c0 ses d\u00e9buts, il avait travaill\u00e9 avec Jacques Tati (Soigne ton gauche) et Cocteau (La Belle et la B\u00eate).<br \/>\nArchitecte de formation, dot\u00e9 d\u2019un sens plastique exceptionnel, Ren\u00e9 Cl\u00e9ment a su conjuguer, dans ce film, les effets de v\u00e9racit\u00e9 documentaire et des proc\u00e9d\u00e9s de mise en sc\u00e8ne \u00e0 la fois spectaculaire et tr\u00e8s recherch\u00e9e. C\u2019est ce que montre Denitza Bantcheva en apportant une somme \u00e9norme d\u2019informations sur son parcours et toutes les batailles qu\u2019il a men\u00e9es pour faire de \u201cParis br\u00fble-t-il ?\u201d une \u0153uvre qui lui ressemble.<br \/>\nLa veuve de Ren\u00e9 Cl\u00e9ment a livr\u00e9 ici une foule de documents, d\u2019archives et de photos qui \u00e9clairent d\u2019un jour nouveau l\u2019\u0153uvre de son mari et son travail sur \u201cParis br\u00fble-t-il ?\u201d.<\/p>\n<p><strong>Relations M\u00e9dias<\/strong><br \/>\nFHCOM : Fr\u00e9d\u00e9ric Henry &#8211; agence@fhcom.net &#8211; 01 55 34 24 24 \/ <a href=\"http:\/\/www.fhcom.net\">www.fhcom.net<\/a><\/p>\n<p><iframe src=\"http:\/\/www.facebook.com\/plugins\/like.php?href=http:\/\/www.agglotv.com\/?p=16572;width=300&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;height=35\" scrolling=\"no\" frameborder=\"0\" style=\"border:none; overflow:hidden; width:300px; height:35px;\" allowTransparency=\"true\"><\/iframe> <g:plusone size=\"tall\"><\/g:plusone> <a href=\"http:\/\/twitter.com\/share\" class=\"twitter-share-button\" data-count=\"vertical\" data-via=\"IciOnVousVoit\" data-lang=\"fr\">Tweet<\/a><script type=\"text\/javascript\" src=\"http:\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\"><\/script><\/p>\n<p><script type=\"text\/javascript\" src=\"http:\/\/tracking.publicidees.com\/showgrp.php?partid=27020&#038;grpid=8252\"><\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 24 ao\u00fbt 2011 sortira pour la premi\u00e8re fois en DVD le c\u00e9l\u00e8bre film historique franco-am\u00e9ricain adapt\u00e9 du livre homonyme de Larry Collins et Dominique Lapierre : PARIS BR\u00dbLE-T-IL ? (avec bonus in\u00e9dits). Ouverture Fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 1944. Une chaleur de plomb r\u00e8gne sur Paris. 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