Posts by: Agglotv


L’alerte de la FNAIM : 3 000 agences immobilières pourraient disparaître, 20 000 emplois menacés

Les trois quarts des agences immobilières auront d’ici fin mai des difficultés de trésorerie C’est l’enseignement majeur qui ressort d’un sondage express réalisé auprès de plus de 2000 professionnels adhérents à la FNAIM sur le terrain. En pratique, compte tenu des mécanismes de fonctionnement de la transaction, l’arrêt de l’activité du mois de mars a empêché l’encaissement des sommes liées aux ventes réalisées en janvier et de février. Depuis le début de confinement, près de 90% des actes planifiés ont fait l’objet d’un report. Pour Jean-Marc TORROLLION, Président de la FNAIM « Avec l’arrêt actuel de la chaîne du logement, ce sont deux mois d’activité des agents immobiliers qui ont déjà été réduits à néant. » Les agents doivent donc faire face à un trou non pas seulement de deux mois, mais de trois, voire sans doute quatre mois dans leurs chiffres d’affaires. Or, l’enquête réalisée auprès des adhérents le montre : pour 38%, leur trésorerie n’excède pas 30 jours, et pour 36%, elle est comprise entre 30 et 60 jours. Leurs trésoreries ne pourront donc pas indéfiniment résister à un arrêt total des rentrées de fonds. « Autrement dit, aucun n’était armé pour encaisser durablement un tel choc. Ne l’oublions pas : les agences immobilières sont des TPE » observe Jean-Marc TORROLLION. Une situation aggravée par une ordonnance prise par le Gouvernement C’est dans ce contexte que la situation a été aggravée par le report des délais de signature autorisé par l’ordonnance prise en urgence le 25 mars par le Gouvernement. Par la voix de son président Jean-Marc TORROLLION, la FNAIM a prévenu qu’elle n’accepterait pas cette mesure. « Il faut, au contraire, réduire les délais de purge des différents recours susceptibles de bloquer une transaction. Sinon, un stock d’actes représentant 400 millions d’euros de chiffre d’affaires ne pourra...

Read more


Le report de la COP26 ne doit pas détourner la France de ses objectifs climatiques

Pour empêcher des crises futures ou en limiter les conséquences, l’écologie doit être au cœur du plan de relance français  La pandémie de coronavirus a amené hier les Nations Unies à repousser à l’année prochaine les négociations internationales sur le climat, initialement prévues en novembre à Glasgow. S’il est justifié, le report de la COP26 ne peut pas servir de prétexte pour que la France ralentisse les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre.  Pour Clément Sénéchal, chargé de campagne Politiques climatiques à Greenpeace France, « il ne s’agit pas de choisir entre relance économique et réponse à l’urgence écologique. Les deux peuvent et doivent au contraire aller de pair. Le gouvernement français doit mettre les impératifs écologiques et sociaux au cœur des mesures de sauvetage des entreprises et du plan de relance ».  Pour que l’effort de solidarité soit véritablement national, l’Etat doit interdire le versement de dividendes par les grandes entreprises pour l’exercice 2020. Il est scandaleux que Total ou BNP Paribas, dont la rentabilité est fondée sur la surexploitation des ressources de notre planète, versent en pleine crise des dividendes à leurs actionnaires.  Par ailleurs, les grandes entreprises, notamment des secteurs aérien et automobile, qui touchent des aides d’urgence de l’Etat (chômage partiel, report de charges) doivent présenter un plan de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (diversification des activités, investissements dans la transition écologique) et devront rembourser les aides perçues avec des pénalités s’il n’est pas respecté. A plus long terme, pour être vert, équitable et citoyen, le plan de relance du gouvernement français devra écarter les entreprises qui continuent à dérégler le climat et à détruire la biodiversité. « Nous n’avons pas besoin d’un plan de relance qui oublierait les plus vulnérables, mais d’un plan de reconstruction écologique et social, créateur d’emplois. Ce plan doit nous emmener...

Read more